Publié : 25 mars 2026 à 19h34 par La rédaction

Disparus de l'Aveyron : colère et tristesse à Vailhourles

Cédric Prizzon a été arrêté ce mardi 24 mars au Portugal. Ses deux enfants sont sains et saufs mais le corps de deux femmes ont été retrouvés.

Le hameau des Sabatiers, en Aveyron
Le hameau des Sabatiers, en Aveyron
Crédit : Stéphane David / Totem

 

Cinq jours après la disparition signalée ce vendredi 20 mars 2026, les corps des deux femmes portées disparues à Vailhourles (Aveyron) ont été retrouvés au Portugal. Les autorités portugaises ont localisé les dépouilles ce mercredi 25 mars 2026. Les circonstances de leur décès restent à préciser. Leurs enfants, âgés de 12 ans et un an et demi, ont été retrouvés sains et saufs. Ils étaient en compagnie de leur père, principal suspect depuis le début de l’enquête.
 

Un suspect interpellé à Mêda (Portugal)

L’homme soupçonné d’avoir séquestré les deux femmes est Cédric Prizzon, ancien policier de 42 ans aujourd’hui sans emploi. Il a été interpellé ce mardi 24 mars 2026 par la police portugaise à Mêda (Portugal), une commune d’environ 7.000 habitants située à près de 200 km à l’est de Porto et non loin de la frontière espagnole.
 

Vailhourles (Aveyron) sous le choc

À Vailhourles (Aveyron), où résidaient les victimes, l’émotion est immense. Entre tristesse et colère, les habitants s’interrogent sur les circonstances du drame et sur les moyens qui auraient pu empêcher ce passage à l’acte.
 
Un habitant témoigne anonymement : "La victime, oui, je la connaissais un tout petit peu. J'ai surtout une pensée très forte pour son fils, pour sa maman bien sûr, pour toute sa famille, mais son fils, le pauvre qui a treize ans, se retrouve orphelin parce que son papa va aller en prison. Sa maman est décédée, j'espère qu'il pourra être accueilli chez une de ses tantes ou chez sa grand-mère. C'est une forte émotion, oui. Je suis attristé. Je suis très en colère parce que je pense que peut-être ça aurait pu être évité".
 
Cet habitant évoque notamment l’absence de mesures judiciaires suffisantes : "Je ne connais pas les moyens qu'a la justice aujourd'hui d'interdire des approches, des contacts et des menaces, mais je suis très en colère. Oui, il aurait fallu prendre une mesure d'éloignement pour éviter cela. Et peut-être que s'il avait eu un bracelet électronique pour une durée plus longue et un suivi, ça ne serait pas arrivé".
 

Les enquêteurs français sur place

 
Dans un communiqué, le parquet de Montpellier indique que  les enquêteurs de la section de recherches de Toulouse sont sur place au Portugal.