Modifié : 23 septembre 2026 à 19h02 par Tiphaine Coulon avec Stéphane David

Déremboursement des soins dentaires : la colère monte en Aveyron

Déremboursement des soins dentaires : les dentistes dénoncent la baisse du remboursement de 60 % à 50 % et craignent une hausse des mutuelles.

dentiste
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Crédit : pxhere.com

 

Le projet de réduction du remboursement des soins dentaires par la Sécurité sociale suscite une vive réaction dans la profession. Dès le début de l'année 2027, le taux de prise en charge des soins dentaires par l'Assurance maladie doit passer de 60 % à 50 %. L'objectif affiché est de réduire les dépenses de santé.
Pour les chirurgiens-dentistes, cette mesure risque toutefois d'avoir des conséquences directes pour les assurés. Plusieurs organisations professionnelles ont lancé une pétition en ligne afin de demander son retrait.
 

Une mesure qui inquiète les professionnels

En Aveyron, Pascal Bru, président de la Confédération Dentaire de France dans le département, estime que cette décision pénalisera avant tout les patients. Selon lui, les chirurgiens-dentistes ne seraient pas les principaux perdants de cette réforme. En revanche, le transfert d'une partie du remboursement vers les complémentaires santé pourrait entraîner une hausse des cotisations.
 
"Le combat n'est pas du tout profession dépendant puisque les chirurgiens-dentistes n'ont pas grand-chose à perdre directement dans cette mesure financièrement", explique-t-il. Le responsable professionnel considère que c'est "l'ensemble de la population française qui se voit lésée" par cette évolution du système de remboursement.
 

Le risque d'une hausse des mutuelles

Pour compenser la baisse de prise en charge par l'Assurance maladie, les mutuelles pourraient être amenées à assumer une part plus importante des dépenses dentaires.
 
Cette augmentation à la charge du patient ou de la mutuelle, forcément, elle va être répercutée à la fin.
 
Le président départemental de la Confédération Dentaire de France juge logique que les complémentaires santé ajustent leurs tarifs si leurs dépenses augmentent. "Les mutuelles qui vont voir leur part augmenter de 10 % ne vont pas rester sans augmenter leurs cotisations", souligne-t-il.
 
Pour les représentants de la profession, cette réforme s'apparente à un transfert progressif du financement des soins de l'État vers le secteur privé. "Ce que l'on peut reprocher à l'État, c'est de le faire sournoisement", conclut Pascal Bru.