À Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne), ce jeudi 19 mars 2026, l’entre-deux-tours continue d'agiter le paysage politique local. Les trois listes qualifiées ont choisi de se maintenir, malgré l’irruption remarquée du Rassemblement national. Son candidat,
Cyril Jannic, encore inconnu il y a deux mois, a créé la surprise en atteignant 40 % des suffrages au premier tour.
Un retour de la gauche "après 40 ans de centrisme et de radicaux"
Arrivé troisième avec plus de 16 %, le candidat communiste Julien Sueres soutenu par le PS a choisi de se maintenir malgré des critiques venues de la gauche. Il estime être le seul à représenter les classes populaires et ne veut pas non plus être comptable d’une éventuelle défaite du maire sortant : "Aujourd’hui, on est sur le porte-à-porte toutes les après-midi pour aller mobiliser les abstentionnistes". Pour Julien Sueres, le scrutin peut marquer le retour de la gauche dans la vie municipale après quarante ans d’absence : "Ça sera une première pierre posée. Je pense qu'il y a un dégagisme ambiant. Maintenant, il y a aussi quand même 40 ans de centrisme et de radicaux qui ont géré Castelsarrasin. S'ils avaient eux des politiques publiques plus efficaces, les gens ne se tourneraient pas vers le RN. "
Jean-Philippe Bésiers chiffres à l'appui
Arrivé en tête avec 43% des voix, le maire sortant classé divers centre
Jean-Philippe Bésiers défend son action et assume les réalisations de ses mandats.
"C’est une élection municipale, un enjeu local. On vient pas avec un débat national", insiste celui qui brigue un troisième mandat. Le candidat met en avant les investissements réalisés depuis dix ans :
"deux millions d’euros pour la sécurité, un million et demi pour une maison de santé pluriprofessionnelle, 90 000 € pour attirer de nouveaux porteurs de projets au centre-ville. Je vois les annonces de mes concurrents mais j'attends encore le chiffrage. Sans chiffrage, les finances vont vite les rattraper."
L'effet Romain Lopez sur Castel ?
De son côté, Cyril Jannic mise sur les thématiques sécuritaires et reproche au maire sortant des décisions
"de dernière minute".
"On voit très bien que l’éclairage public rallumé ou les caméras installées ces jours-ci, on se demande pourquoi ce n’a pas été fait avant", explique Cyril Jannic, candidat du Rassemblement national. Il reconnaît aussi bénéficier d’un contexte départemental favorable, marqué par
la réélection dès le premier tour du maire RN de Moissac (Tarn-et-Garonne), Romain Lopez.
Tous appellent les abstentionnistes à se mobiliser pour un second tour décisif ce dimanche 22 mars 2026.