Brossage, liège, désherbage : l'entretien d'un terrain synthétique
De plus en plus présents à Montauban, les terrains synthétiques séduisent par leur résistance aux intempéries et leur faible consommation d'eau. Mais contrairement aux idées reçues, ils nécessitent un entretien régulier. Brossage, décompactage, désherbage ou encore réapprovisionnement en liège : explications.
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Pas besoin de tondeuse, mais un terrain synthétique n'est pas pour autant sans entretien. À Montauban, la ville compte actuellement six terrains 100 % synthétiques et un septième doit être livré à Issanchou d'ici la fin de l'année. Une solution qui s'impose progressivement pour permettre aux clubs de jouer toute l'année, quelles que soient les conditions météo. Mais une fois le terrain installé, comment l'entretenir au quotidien ?
Pour comprendre comment l’entretien s’effectue, il faut comprendre avant tout comment un terrain synthétique est construit : il s’agit d'un tapis de fibres plastiques lesté par du sable et complété par un remplissage. À Montauban, le choix s'est porté sur le liège pour la pelouse de Sapiac, nommée meilleure pelouse de Top 14 et Pro D2. Un matériau naturel qui apporte souplesse et amorti aux joueurs.
L'entretien commence par un brossage hebdomadaire. « On brosse toutes les semaines », explique David Rodinger, adjoint au chef de service entretien des terrains sportifs de la Ville de Montauban. L'objectif est de redresser les fibres et de répartir uniformément le remplissage sur toute la surface.
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BROSSER ET DÉCOMPACTER POUR PRÉSERVER LA SURFACE
Une fois par mois, les équipes procèdent également à un décompactage. Le liège, composé à près de 80 % d'air, a tendance à se tasser au fil des matchs. Des griffes viennent alors soulever le remplissage sur quelques centimètres avant un nouveau passage de brosse pour homogénéiser le terrain.
À cela s'ajoute une machine spécifique utilisée tous les quinze jours. Elle permet de dépolluer la surface en retirant les résidus de fibres, les morceaux de crampons ou encore les différents déchets qui peuvent s'accumuler au fil de l'utilisation. Des manipulations réalisées par les 18 jardiniers du service des sports, et non des espaces verts. Avec leurs propres engins, une rareté pour une collectivité.
Même si la surface est artificielle, la nature finit par reprendre ses droits. Les zones périphériques, moins sollicitées par les joueurs, voient régulièrement apparaître des mauvaises herbes. « Il faut faire un désherbage quasiment chaque semaine », souligne David Rodinger. Une opération qui se réalise principalement à la main afin de conserver un terrain propre et éviter que la végétation ne s'installe durablement.
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LE DÉSHERBAGE, UNE TACHE TOUJOURS INDISPENSABLE
Autre point de vigilance : le niveau de remplissage. Avec le temps et l'utilisation, une partie du liège disparaît naturellement. Il faut donc en rajouter régulièrement pour maintenir les performances du terrain et préserver la fibre synthétique.
À Sapiac, où le terrain a été inauguré en 2024, la Ville a déjà réinjecté plusieurs tonnes de liège. Un entretien indispensable pour garantir la durée de vie du revêtement. « Un terrain synthétique est prévu pour durer environ dix ans », rappelle le responsable. Si le remplissage n'est pas maintenu correctement, les fibres se couchent plus rapidement et l'usure s'accélère. Mais pour l’exemple de Sapiac, il est espéré une durée de vie plus longue, compte-tenu de son utilisation : qu’une fois toutes les deux semaines, lors des matches de l’USM à domicile.
Pour la municipalité, ce type d'équipement reste néanmoins un investissement d'avenir. Le directeur des Sports, Xavier Xiberras, estime que les terrains synthétiques permettent à la fois de répondre aux besoins croissants des clubs et de limiter les contraintes liées à l'arrosage, dans un contexte où la gestion de la ressource en eau devient un enjeu majeur. Résistants aux fortes pluies comme aux périodes de sécheresse, ils devraient donc continuer à se développer dans les années à venir à Montauban.
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