Publié : 18 février 2026 à 17h53 par La rédaction

Avenir incertain pour les meubles Combelle

À Marmanhac (Cantal), les meubles Combelle cherchent un repreneur après le retrait de NewOrch. Les salariés contestent les investissements annoncés.

TOTEM

 

Le dernier fabricant français de mobilier de puériculture en bois massif, les meubles Combelle, vit une période cruciale. L’entreprise de Marmanhac (Cantal) est en redressement judiciaire et doit désormais trouver un repreneur, après le retrait du groupe NewOrch, propriétaire depuis 2022. Ce mercredi 18 février 2026, plusieurs élus se sont déplacés sur le site pour apporter leur soutien aux 14 salariés, inquiets pour la pérennité de leur savoir‑faire historique.
 

Les salariés contestent les investissements annoncés

Dans un communiqué, NewOrch affirme avoir investi 3 millions d’euros dans l’usine au cours des dernières années. Une version rejetée par les salariés. La déléguée du personnel, Céline Liogier, s’est exprimée sur la situation. 
 
Ils n'ont pas injecté 3 millions dans Combelle parce que si ça avait été fait, on n'aurait pas un site vétuste, on n'aurait pas des fuites plein le toit et on aurait des machines dernier cri.
 
Pour elle, les dépenses du groupe s’apparentent davantage à "la mise sous perfusion", avant de préciser : "Alors c'est de l'investissement global, je pense, entre le site, la marque, tout ça. (…) Mais c'est pas ce qu'on leur doit aujourd'hui". Elle estime même que "ça a été un calcul fait dans le but de prendre la marque et puis partir ailleurs".
 

NewOrch affiche pourtant des ambitions économiques

En parallèle, NewOrch projette un chiffre d’affaires de 535 millions d’euros pour l’exercice 2025/2026, soit une progression attendue de 7 %. Cette dynamique positive du groupe accentue l’incompréhension des salariés face au désengagement sur le site cantalien.
 

Quelle suite pour Combelle ?

L’avenir de Combelle dépendra désormais du tribunal de commerce, chargé d’examiner les offres de reprise lorsqu’elles se présenteront. Les salariés espèrent une solution rapide pour sauver les emplois et préserver un savoir‑faire unique en France dans le mobilier de puériculture en bois massif.