Modifié : 8h17 par FTB avec JG

Audiovisuel public : Charles Alloncle s’explique à Montauban

Invité jeudi soir à Montauban, le député UDR de l’Hérault Charles Alloncle est venu présenter et dédicacer son livre Je jure de dire toute la vérité. L’ouvrage revient sur sa participation à la commission d’enquête sur l’audiovisuel public. Une rencontre organisée aux côtés de Brigitte Barèges et du député Pierre-Henri Carbonnel.

Charles Alloncle, député UDR de l'Hérault, à Montauban pour présenter son livre
Charles Alloncle, député UDR de l'Hérault, à Montauban pour présenter son livre
Crédit : JG / TOTEM

Entre dédicaces et débat politique, la soirée a été l’occasion pour l’élu de défendre sa vision du service public audiovisuel. Jeudi soir (5 novembre) à Montauban, Charles Alloncle participait à une réunion publique organisée avec la présidente départementale de l’UDR Brigitte Barèges et le député de la 1ère circonscription Pierre-Henri Carbonnel. Le député de l’Hérault est venu à la rencontre du public pour présenter et dédicacer son livre Je jure de dire toute la vérité, consacré à sa version des travaux de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public.

L’élu a notamment souhaité revenir sur les critiques dont il estime avoir fait l’objet lors de ces travaux. Selon lui, certaines de ses propositions ont été déformées, notamment sur l’avenir du service public audiovisuel.

 

"Faire moins de chaînes et recentrer les missions"

Charles Alloncle assure ne pas être favorable à une privatisation des chaînes publiques. Il plaide en revanche pour une réorganisation de l’audiovisuel public, dont le budget s’élève selon lui à près de 4 milliards d’euros.

"Je militais, en tout cas, j'ai défendu une thèse de faire moins de chaînes, d'avoir moins de missions, que l'audiovisuel public ne s'occupe pas de missions que le privé assume déjà parfaitement, comme par exemple le divertissement."

Le député estime notamment que certaines émissions de jeux occupent une place trop importante sur les antennes publiques.

"Sur France 2 et France 3, sur une grille d'une journée, vous avez près de 12 cases de jeux par jour. Ce n'est pas une mission de service public dans des proportions aussi importantes."

 

Répondre aux accusations

Durant son intervention, Charles Alloncle a également dénoncé ce qu'il considère comme des procès d'intention. Il affirme avoir été présenté à tort comme un défenseur de la privatisation de l'audiovisuel public ou d'un retour à un système de contrôle politique direct.

"Pour essayer de discréditer ces constats, on m'a fait passer comme un agent de la privatisation, ce que je ne recommandais pas. On a fait croire par exemple que j'étais pour la nomination directe par le président de la République des patrons de l'audiovisuel public, ce qui est faux."

Une prise de parole qui a alimenté les échanges avec les participants venus assister à cette réunion publique organisée à Montauban.