Publié : 13h29 par JOELLE MEGE

A 21 ans, une Cantalienne sacrée au trophée Mille international

Un concours de très haut niveau dédié aux élèves de lycées professionnels

TROPHEE MILLE
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Crédit : TROPHEE MILLE 2026

À seulement 21 ans, Jeanne Cruèghe, originaire du Cantal, a décroché  avec son binôme Théo Breil (sur la photo)  le trophée Mille international, un concours de très haut niveau dédié aux élèves de lycées professionnels. La finale s’est tenue fin mars à Reims, et le duo français s’est imposé face à des équipes venues d’Italie, des Pays-Bas, d’Autriche, de République tchèque et du Japon.

Une réussite née à Aurillac

Jeanne Cruèghe fait ses premiers pas dans le monde du service à Aurillac (15).
Étudiante, elle travaille  au "Café de France", en plein cœur de la ville. Une expérience déterminante. Mais c’est  lors d'un job étudiant chez un traiteur, les week-ends et pendant les vacances, que la jeune femme découvre sa vocation.

Titulaire d’un bac scientifique, la Cantalienne décide alors de changer de voie. Elle suit une remise à niveau avant de s’orienter vers un BTS Management en hôtellerie-restauration au lycée de Chamalières (63).

Le déclic des concours professionnels 

Encouragée par ses enseignants, Jeanne Cruèghe se lance dans les concours.
En 2025, elle participe avec succès  au concours Malongo, centré sur l’univers du café.

« C’est Madame Frimaud qui m’a donné envie de tenter ce premier concours. Le concours Malongo, c’était autour du café, un milieu qui m’intéresse beaucoup. Il y avait aussi une partie bar et création de cocktails. On a passé beaucoup d’heures au lycée pour le préparer. »

Cette première expérience forge sa confiance et confirme son attrait pour le service en salle, le bar et la précision du geste.

Le trophée Mille,  national puis   international...

Le trophée Mille, du nom du chef étoilé Philippe Mille, représente une marche supplémentaire.
Avec Théo Breil, sommelier, Jeanne Cruèghe forme un duo complémentaire.

Après une sélection nationale, les deux étudiants accèdent à la finale internationale. Les épreuves sont exigeantes et se déroulent en anglais.

Au programme :

  • décoration d’une table
  • découpe d’une pintade,
  • découpe de fromages,
  • flambage de crêpes, l’épreuve la plus redoutée par Jeanne.

« J’ai utilisé beaucoup de produits régionaux du Cantal, notamment le Birlou et la liqueur de noix de la maison Couderc. Le plus compliqué, c’était de rester fluide en anglais, avec des noms de produits français au milieu de mes phrases. C’est ça qui me faisait le plus peur. »

Malgré l’appréhension, tout se déroule parfaitement. Le jury est séduit par la précision, la technique et la cohérence du service proposé par le duo français.

Et maintenant, la suite..

La jeune Cantalienne ne compte pas s’arrêter là.

« On est champion du monde et ce serait difficile de faire plus haut. Pourquoi pas un jour tenter le concours de Meilleur Ouvrier de France, mais il me faut encore de l’expérience. »

Jeanne Cruèghe souhaite désormais multiplier les stages dans des établissements prestigieux, continuer à se former et, à terme, diriger son propre établissement. Un projet qu’elle imagine volontiers dans le Cantal, là où tout a commencé.