Publié : 10h12

US Montauban : un match pour relancer la machine avant un calendrier décousu ?

L’US Montauban reçoit à Sapiac ce samedi 31 janvier (16h35) l’Union Bordeaux‑Bègles, champion d’Europe en titre, pour la 16e journée de Top 14. Une semaine après la douloureuse chute à Perpignan, les Sapiacains doivent impérativement réagir pour rester au contact du maintien. Privée de certains de ses internationaux, l’UBB arrive diminuée, mais reste très dangeureuse.

Andries Hough, entraineur des trois-quarts de l'US Montauban
Andries Hough, entraineur des trois-quarts de l'US Montauban
Crédit : FTB - Totem

 

Les conditions météo devraient être légèrement meilleure à Sapiac ce samedi, que celle dantesque à Aimé‑Girald (pluie, vent, froid). Mais la pluie est quand même annoncée dans le Tarn-et-Garonne, pour la réception de l’Union Bordeaux-Bègles (16h35). Et malgré ces conditions, « il faudra se réveiller très vite », prévient l’entraîneur des trois‑quarts, Andries Hough.

La lourde défaite à Aimé‑Girald (31–8) a certes, laissé des traces, mais surtout de la frustration sportive : « J’ai jamais vécu ça, c’était incroyable », raconte Hough. Mais pour lui, pas question de se réfugier derrière la météo : « C’était pareil pour les deux équipes. Ils étaient plus percutants, plus costauds que nous. »

 

Le discours est direct. Sans détour. Le technicien sud‑africain pointe en premier lieu l’implication défensive, insuffisante : « On n’avait pas de plaquages offensifs, c’est inadmissible. » Le staff a réuni les joueurs dès le retour au bercail. Parce que le temps presse : 11 journées pour sauver la saison.

 

« À NOUS DE DÉCIDER CE QU’ON VEUT FAIRE »

Dans le vestiaire, les mots ont été posés. « On ne lâchera jamais. Mais il faut un rendez‑vous plus sérieux. » Ce qui inquiète le staff ? La répétition des erreurs. « On se répète souvent… mais à nous de trouver autre chose pour réveiller les joueurs. Chacun doit amener son petit truc. »

Hough refuse de parler de manque d’implication, mais reconnaît que certains ont peut-être atteint leur plafond dans un championnat « magnifique, mais impitoyable ».

 

FACE À L’UBB : UN CHAMPION D’EUROPE DIMINUÉ, MAIS UN DANGER RÉEL

L’Union Bordeaux‑Bègles se présente sans une partie de ses internationaux partis en équipe de France (Bielle-Biarrey, Depoortere, Jalibert, Lamothe, Moefana).
Un levier pour Montauban ? Peut‑être. « Toulouse était diminuée aussi… » rappelle Hough. « À nous de nous mettre en avant, de faire les bons choix, ensemble. »

Sapiac pourra compter sur son public, sur la ferveur et ce supplément d’âme qui fait l’identité du club et que Hough espère revoir : « Ce qu’on a créé l’année dernière existe encore. Mais pour faire pareil en Top 14, il faut doubler, tripler les efforts. »

 

UN CALENDRIER ATYPIQUE POUR RELANCER LE GROUPE

La suite du championnat va offrir des respirations : match, repos, match, repos… un rythme en dents de scie, notamment dû à l'absence de Coupe d'Europe et le Tournoi des 6 Nations. Un avantage ? À voir, répond Hough : « C’est très particulier. Deux matchs par mois… On va gérer avec les pépins physiques. Peut‑être que ça nous donnera le meilleur des joueurs. »

Le staff, avec les préparateurs physiques, veut profiter de ces trous dans le calendrier pour resserrer le groupe et mieux planifier les charges. Ça commence par cette rencontre samedi à Sapiac, et montrer autre chose. À Montauban, on le sait : les grandes histoires commencent souvent les jours où tout paraît joué.

 

 

Le calendrier de l'USM