Modifié : 17h44 par
Tiphaine Coulon
Tarn : l'auteur de treize fausses alertes identifié
Dans le Tarn, l'auteur présumé de 13 fausses alertes à la bombe et faits de swatting visant des établissements scolaires a été identifié.
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Illustration gendarmes
Crédit : FTB - TOTEM
Les gendarmes du Tarn ont annoncé, ce jeudi 3 septembre 2026, avoir identifié l'auteur présumé de plusieurs fausses alertes à la bombe et faits de "swatting" commis entre mars 2025 et juin 2026. L'individu a été convoqué devant le tribunal pour enfants afin de répondre de ses actes.
L'enquête a été menée par la Brigade de Recherches de Gaillac (Tarn), sous la direction du parquet d'Albi (Tarn), avec l'appui d'unités spécialisées en cybercriminalité.
Treize alertes visant collèges et lycées
Selon la gendarmerie, au moins treize fausses alertes à la bombe et opérations de "swatting" ont visé des collèges, des lycées et plusieurs collectivités du département.
Ces signalements frauduleux, transmis par voie électronique, ont entraîné à chaque fois l'intervention des forces de l'ordre et des services de secours afin de procéder aux vérifications nécessaires. Les auteurs utilisaient notamment des techniques permettant de masquer leur adresse IP pour compliquer les investigations.
Le "swatting" consiste à provoquer volontairement l'intervention des forces de sécurité ou des secours grâce à de fausses informations laissant croire à une situation d'urgence.
Des investigations numériques approfondies
Les enquêteurs ont analysé les supports informatiques saisis et recoupé de nombreuses données numériques et téléphoniques. Ces investigations ont permis de réunir des éléments matériels jugés déterminants et d'identifier un jeune homme, scolarisé dans les établissements concernés au moment des faits.
Des sanctions pénales lourdes
La gendarmerie rappelle que ces actes ne relèvent pas de simples plaisanteries. Les fausses alertes mobilisent inutilement les secours, perturbent le fonctionnement des établissements et génèrent une inquiétude importante auprès des élèves, des familles et du personnel.
La diffusion d'une fausse information faisant croire à une destruction dangereuse ou provoquant l'intervention des secours est passible de lourdes sanctions.
Les peines encourues peuvent atteindre :
- Jusqu'à 3 ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende pour une fausse alerte à la bombe.
- Jusqu'à 2 ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende pour un appel abusif ou un fait de swatting.
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