Publié : 13h12 par
Johan Gesrel

Tarn-et-Garonne : huit éducateurs d'un centre éducatif interpellés pour des violences présumées

Huit éducateurs du centre éducatif fermé de Saint-Paul-d'Espis (Tarn-et-Garonne) sont placés en garde à vue ce mardi 27 janvier 2026 pour être auditionnés dans le cadre d'une enquête pour violences aggravées sur mineurs. Des faits sensibles qui ont conduit le préfet à fermer provisoirement l'établissement.

Illustration gendarmerie 82
Illustration gendarmerie 82
Crédit : FTB - TOTEM
Six éducateurs du Centre éducatif fermé de Saint-Paul-d'Espis (Tarn-et-Garonne) ont été interpellés ce mardi 27 janvier 2026 au petit matin et placés en garde à vue dans le cadre d'une enquête pour violences aggravées présumées sur mineurs. Deux autres éducateurs doivent être entendus durant l'après-midi toujours sous le régime de la garde à vue. 

 
 

Des violences signalées par les adolescents et des stagiaires ?

L'enquête porte sur des violences présumées exercées sur des adolescents accueillis au sein de cet établissement qui accueille une douzaine de garçons âgés de 13 à 16 ans. La structure dépend de la Protection judiciaire de la jeunesse. Selon nos informations, les faits auraient été signalés par les mineurs eux-mêmes et par des éducateurs stagiaires dans la structure. Des témoignages qu'il faut désormais vérifier.  
 
Des perquisitions ont été menées au sein du centre. Des ordinateurs et des téléphones portables ont été saisis. L'enquête a été confiée à la Brigade de Recherche de la Compagnie de Gendarmerie de Castelsarrasin.
 

"Je ne rouvrirai pas l'établissement sans garanties"

 
Neuf mineurs ont été pris en charge pour être auditionnés avant d'être orientés vers d'autres centres éducatifs fermés de la région Occitanie, précise le préfet de Tarn-et-Garonne, Vincent Roberti. Pour permettre aux enquêteurs de mener l'opération, le préfet a pris un arrêté de fermeture provisoire de l'établissement ce mardi matin : "Je ne rouvrirai pas ce centre éducatif fermé tant que je n'ai pas la certitude que le fonctionnement se fasse dans de bonnes conditions et tant que les mineurs accueillis ne soient pas en danger."