Modifié : 17h39 par Tiphaine Coulon avec Joëlle Mège

Tags à Aurillac : la ville porte plainte

De nombreux tags ont été découverts à Aurillac (Cantal) ce mardi 13 octobre 2026, notamment devant le collège Jeanne-de-la-Treilhe, le lycée Saint-Géraud et dans le quartier des Alouettes. La ville d'Aurillac va déposer plainte et se constituer partie civile.

Les messages injurieux ont notamment été découverts dans le quartier des Alouettes.
Des tags découverts le 13 octobre 2026 à Aurillac (Cantal).
Crédit : Joëlle MEGE / TOTEM

 

Les habitants d'Aurillac (Cantal) ont découvert de nombreuses inscriptions sur les murs de plusieurs bâtiments de la ville ce mardi 13 octobre 2026. Alors qu'aucune mobilisation lycéenne n'a finalement eu lieu, plusieurs tags ont été recensés dans le centre-ville, devant le collège Jeanne-de-la-Treilhe, aux abords du lycée Saint-Géraud ainsi que dans le quartier des Alouettes.
 
Les messages, réalisés à la peinture, visent notamment les forces de l'ordre et les institutions. Sur certaines façades, on peut notamment lire des slogans comme "Fuck le 17", en référence au numéro d'appel de la police, ou encore des messages de soutien aux lycéens. Des symboles anarchistes ont également été peints sur plusieurs murs.
 

Une nouvelle série de dégradations

Ces faits surviennent quelques jours après les tags découverts sur le Prisme. Cette répétition d'actes de vandalisme suscite l'incompréhension du maire d'Aurillac, Patrick Casagrande.
 
L'élu déplore avant tout une dégradation du patrimoine collectif. Plusieurs des inscriptions ont été réalisées dans les quartiers des Alouettes et de Saint-Géraud, des secteurs qui font l'objet d'importants efforts de requalification et d'amélioration du cadre de vie. "Ça me met en colère pour deux raisons. D'abord, c'est la dégradation de l'espace public", explique le maire. Il estime que ces quartiers "n'ont pas besoin de ça" alors que de nombreux projets y sont menés.
 
C'est un quartier qu'on essaie à bout de bras de relever. On n'a pas besoin d'avoir des immondices sur les murs.
 

Le coût pour les contribuables en question

Au-delà de la dimension symbolique, Patrick Casagrande insiste sur les conséquences financières de ces dégradations. Le nettoyage des façades concernées devra être pris en charge par les collectivités ou les propriétaires concernés.
 
Ce que je veux souligner, c'est que c'est bien l'argent du contribuable qui nettoie ces murs.
 
L'enquête en cours devra déterminer les circonstances exactes des faits et identifier les personnes à l'origine de ces dégradations. En attendant les résultats des investigations, les services municipaux vont devoir procéder à l'effacement des inscriptions afin de rendre leur aspect initial aux bâtiments touchés.