Modifié : 15h10 par JOELLE MEGE

Aurillac renforce son réseau de vidéoprotection

La ville a présenté sa stratégie de sécurité

CAMERA SQUARE
CAMERA SQUARE
Crédit : MAELYS JOULIA

 

Des caméras qui refonctionnent, d’autres qui arrivent, et peut être bientôt des écoles mieux sécurisées....

À Aurillac, la sécurité du quotidien passe par de nouvelles caméras et la remise en service d’équipements défaillants. La municipalité accélère le déploiement, notamment autour des écoles et dans certains secteurs sensibles.

 

Une stratégie pour anticiper les incidents

La Ville d’Aurillac (Cantal) présente sa stratégie de sécurité. Le maire et son équipe expliquent leur volonté de ne pas attendre les incidents pour agir. Ils ciblent des lieux jugés trop accessibles, comme l’école de la Jordanne, où des intrusions ont déjà été constatées. La préfecture pourrait  d'ailleurs demander prochainement une  sécurisation  plus stricte du site selon le maire Patrick Casagrande.

 

Des caméras en réparation et de nouveaux équipements

La municipalité relance un réseau existant mais vieillissant. Certaines caméras, installées depuis 2009 ou renforcées en 2016, étaient en panne depuis plusieurs années. Cinq ont déjà été remises en service. D’autres sont en cours de réparation.

Un exemple symbolique : une caméra située près de la prison au  square, désormais opérationnelle après plusieurs années d’arrêt. Elle doit permettre de mieux surveiller ce lieu très fréquenté, où des faits de voie publique ont été signalés.

 

Extension du dispositif dans toute la ville

Au-delà de la remise en service, la Ville prévoit un déploiement plus large. Vingt-six caméras doivent être installées rapidement, avec un objectif de 100 sur l’ensemble du mandat. Plusieurs sont déjà en cours d’installation,   comme près de Saint-Géraud.

Le centre commercial de Marmiers fait partie des priorités. Jusqu’ici non équipé de vidéoprotection publique, il devrait bénéficier rapidement de nouveaux dispositifs, notamment sur des bâtiments existants pour aller plus vite.

 

Prévenir, dissuader et aider les enquêtes

Le dispositif repose sur trois objectifs : prévenir les incivilités, dissuader les actes de délinquance et faciliter le travail des forces de l’ordre. Les images sont transmises à la police nationale pour les enquêtes. Elles permettent souvent d’identifier rapidement des suspects.

Un centre de supervision urbain (CSU) assure aussi le suivi en temps réel. Un agent peut intervenir à distance pour signaler des incidents ou aider les équipes sur le terrain.

Des choix techniques et financiers

Le coût d’installation dépend surtout des travaux nécessaires. Installer une caméra sur un bâtiment déjà alimenté reste simple. En revanche, la pose sur un rond-point nécessite du génie civil et un raccordement à la fibre, ce qui augmente fortement la facture.

 A l'étude....La municipalité insiste aussi sur l’évolution rapide des technologies, notamment avec l’intelligence artificielle. Certaines caméras peuvent aujourd’hui détecter des comportements agressifs ou des bruits suspects.

 

Pour l'heure, un projet encadré par la loi et validé

Chaque installation est soumise à l’autorisation de la préfecture. Le plan d’implantation est construit avec la police nationale et validé en commission. L’objectif est d’assurer un équilibre entre sécurité et respect du cadre légal.

 

Une politique globale de sécurité

La vidéoprotection n’est qu’un volet d’une stratégie plus large. La Ville évoque également le renforcement des effectifs, l’équipement des policiers municipaux et le développement de la prévention.