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Sénatoriales en Tarn-et-Garonne : entre satisfaction, regrets et progression revendiquée

Sans surprise, les deux sénateurs sortants du Tarn-et-Garonne conservent leur fauteuil au Palais du Luxembourg. Pierre-Antoine Lévi et François Bonhomme ont été réélus ce dimanche 27 septembre au terme du second tour des élections sénatoriales. Derrière eux, Brigitte Barèges et Anne Ius échouent à inverser la tendance.

Pierre-Antoine Levi et François Bonhomme, réélus sénateurs dans le Tarn-et-Garonne
Pierre-Antoine Levi et François Bonhomme, réélus sénateurs dans le Tarn-et-Garonne
Crédit : JG / TOTEM

Les grands électeurs tarn-et-garonnais ont finalement choisi la continuité. Ils étaient 758 appelés à voter dans le département pour ces sénatoriales, afin d'élire les deux membres de la chambre haute du parlement. Ils ont finalement renouvelé leur confiance aux deux sénateurs sortants. Arrivé en tête du second tour avec 459 voix, le centriste Pierre-Antoine Lévi est réélu pour un nouveau mandat. Le sénateur Les Républicains François Bonhomme conserve lui aussi son siège avec 400 suffrages.

Aucun candidat n'avait réussi à atteindre la majorité absolue au premier tour. Pierre-Antoine Lévi avait recueilli 312 voix et François Bonhomme 268, les plaçant déjà en position favorable avant le second tour.

 

Anne Ius aux côtés de Jean-Michel Baylet et Jean-Philippe Bésiers - JG / TOTEM

Derrière eux, l'ancienne maire de Montauban Brigitte Barèges (UDR) termine troisième avec 183 voix, soit quatre de moins qu'au premier tour. La candidate PRG Anne Ius arrive en quatrième position avec 173 voix. Quentin Lamotte (RN) obtient 121 voix, devant Cécile Roblin (Les Écologistes, 28 voix), David Pellicer (LFI, 11 voix) et Jean-François Grilhaut des Fontaines (4 voix).

 

Des reports de voix limités

Entre les deux tours, plusieurs retraits avaient pourtant rebattu les cartes à gauche. Le socialiste Gérard Craïs et le communiste Rodolphe Portolès s'étaient désistés en faveur d'Anne Ius. Malgré ce rassemblement partiel, la candidate radicale de gauche n'est pas parvenue à combler son retard sur les sortants.

 

Rodolphe Portoles - JG / TOTEM

 

À droite, Brigitte Barèges et Quentin Lamotte avaient quant à eux choisi de maintenir leurs candidatures respectives. Une stratégie qui n'a finalement pas permis de créer une dynamique suffisante pour menacer les deux sénateurs en place. Interrogée par TOTEM, Brigitte Barèges assume ce choix :

"Ça n'apportait rien de plus, ça permet de compter nos voix et peut-être que du coup, le 2e vote, si j'étais restée seule, se serait quand même reporté sur mes challengers, donc finalement ça n'aurait peut-être pas changé les choses."

L'ancienne maire de Montauban assure également qu'il n'existait "pas de désaccord" entre les différentes composantes de cette alliance électorale au moment de décider du maintien au second tour.

 

Si le Rassemblement national ne décroche pas de siège en Tarn-et-Garonne, son candidat Quentin Lamotte met en avant une progression sensible de son score auprès des grands électeurs. Avec 135 voix au premier tour puis 121 au second, il souligne une nette hausse par rapport au scrutin sénatorial de 2020.

Dans un communiqué, Quentin Lamotte remercie les élus qui lui ont apporté leur soutien, et "soulignent la progression de notre ancrage local et le chemin parcouru auprès des élus de nos communes et de nos territoires".

 

Quentin Lamotte - JG/TOTEM

 

Les sortants tournés vers leur nouveau mandat

Réélu en tête, Pierre-Antoine Lévi a immédiatement évoqué les dossiers qu'il souhaite défendre au Sénat. "François Bonhomme et moi avons gagné aujourd'hui et je pense que sur le territoire, ça nous permettra de continuer à faire vivre cette majorité sénatoriale et surtout de porter les lois pour contrer la désertification médicale, pour aider la ruralité à s'en sortir davantage, pour aider notre agriculture et surtout pour accompagner les grands projets."

Le sénateur centriste cite notamment plusieurs dossiers structurants pour le département : les deux EPR de Golfech, la LGV, le futur hôpital et le projet Occirail.

De son côté, François Bonhomme estime que le Sénat devra continuer à jouer un rôle de stabilité dans un contexte politique incertain. "Dans les temps difficiles que l'on traverse, je pense que le Sénat a tout intérêt à être une sorte de contrepoids utile à la République et un pôle de stabilité."

L'élu LR, réélu pour un troisième mandat, affirme vouloir poursuivre son travail de représentation du Tarn-et-Garonne au Palais du Luxembourg.

Cette réélection des deux sénateurs sortants confirme finalement le choix de la continuité exprimé par les grands électeurs du département, malgré une campagne marquée par plusieurs candidatures concurrentes à droite comme à gauche.

 

@Préfecture de Tarn-et-Garonne