Modifié : 25 septembre 2026 à 18h48 par Tiphaine Coulon avec Stéphane Jacquemin

Sécheresse : la Corrèze reste en situation critique

Face à l'absence de pluie depuis la mi-septembre, la situation hydrologique continue de se dégrader en Corrèze. Le préfet maintient la quasi-totalité du département au niveau de crise et réduit le soutien du débit de la Vézère.

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D'après l'OFB toute la France subie un déficit de pluie depuis le mois de mars
Crédit : pixabay

 

La sécheresse ne desserre pas son étreinte sur la Corrèze. Dans un communiqué publié ce vendredi 25 septembre 2026, les services de l'État dressent un constat alarmant de la situation hydrologique du département. Les précipitations enregistrées depuis le 15 septembre sont quasiment inexistantes, avec seulement 0,2 millimètre relevé à Brive comme à Ussel.
 
Ce manque de pluie s'ajoute à plusieurs mois de déficit pluviométrique et à des épisodes répétés de fortes chaleurs. Résultat : les sols affichent un niveau de sécheresse inédit pour la saison, les cours d'eau présentent des débits particulièrement faibles et certaines zones connaissent même des assecs. Les ressources souterraines atteignent également des niveaux très bas. 
 

La Vézère moins soutenue pour préserver les réserves

Depuis plusieurs mois, EDF apporte un soutien d'étiage grâce aux barrages hydroélectriques situés sur les axes Dordogne, Vézère, Cère et Maronne. Depuis juin, 107 millions de mètres cubes d'eau ont ainsi été mobilisés pour soutenir les débits des cours d'eau, dont 10,5 millions de mètres cubes pour la Vézère.
 
Afin de préserver les réserves disponibles pour les prochaines semaines, le préfet de la Corrèze a toutefois autorisé une réduction du débit de soutien sur la Vézère. Celui-ci passe de 2 m³/s à 1,5 m³/s. Selon les services de l'État, cette décision doit permettre de garantir les prélèvements destinés à l'alimentation en eau potable jusqu'au mois de décembre si les conditions actuelles persistent. 
 

Des difficultés persistantes pour l'eau potable

La tension reste également forte sur les réseaux d'alimentation en eau potable. Une quarantaine de collectivités ont signalé des difficultés depuis la fin du mois de juillet. Deux communes, Ambrugeat et Davignac, dépendent toujours d'un approvisionnement par camion-citerne pour alimenter une partie de leurs habitants, soit environ 130 personnes. 
 
Face à cette situation, le préfet maintient les restrictions prises le 29 août dernier. La quasi-totalité du département demeure placée en niveau de crise, à l'exception de l'axe Vézère, classé en alerte, et de l'axe Dordogne qui ne fait actuellement l'objet d'aucun niveau de gestion particulier. 
 

Des contrôles et des sanctions

Depuis le début des restrictions, 236 contrôles ont été réalisés et 31 procédures judiciaires engagées. La plupart concernent le non-respect de l'interdiction de laver les véhicules, notamment dans les stations de lavage. 
 
Dans les zones classées en crise, le remplissage des piscines familiales, le nettoyage des façades ou encore l'arrosage des pelouses restent interdits. Seuls les potagers peuvent être arrosés entre 20 heures et 8 heures.