Publié : 20 mai 2026 à 10h43

Pierre‑Henry Broncan : le CAB à l’heure des phases finales

Qualifié une nouvelle fois pour les phases finales de Pro D2, le CA Brive aborde un match crucial à Aix‑en‑Provence. Pour Pierre‑Henry Broncan, sur le départ en fin de saison, ce rendez‑vous pourrait marquer la fin d’une histoire forte avec le club et la Corrèze.

CAB PHB
Pierre-Henry Broncan
Crédit : SJ © 2025 Totem

Pro D2 : Brive à J-3 d’un choc décisif à Aix 

À J-3 du déplacement du CA Brive à Aix-en-Provence, l’enjeu est immense. Ce barrage de Pro D2 a tout d’un quart de finale et représente une véritable opportunité pour le CAB de poursuivre son rêve de montée en Top 14. 

Relégués en Pro D2 il y a trois saisons, les Corréziens disputent leur troisième phase finale consécutive. Une régularité qui porte la marque de PierreHenry Broncan, présent sur le banc briviste depuis trois ans et qui quittera le club à l’issue de la saison pour rejoindre la sélection roumaine. 

 

Broncan : « éviter le tableau de Vannes » 

Vendredi soir, après la victoire face à Nevers, le manager briviste s’est montré particulièrement prolixe. Lucide et fidèle à son franc-parler, PierreHenry Broncan n’a pas caché son premier souhait concernant les phases finales : 

« Éviter peut‑être le tableau de Vannes, faut-pas être con. » 

Mission accomplie. Pour autant, le déplacement à Provence Rugby s’annonce délicat. 

« C’est les phases finales. Aix‑en‑Provence, c’est une très belle équipe, avec de l’ambition, on le sait. » 

 

Un effectif frais et presque au complet 

Bonne nouvelle pour le CAB : l’effectif est quasi au complet pour ce rendezvous crucial. Seul Marcel Van der Merwe manquera à l’appel. En revanche, Julien Tisseron fera son retour, tout comme plusieurs cadres préservés face à Nevers. 

« On a du monde quand même : Benjamin Lefranc n’a pas joué, Stuart Holding non plus, "Tank" non plus. Ça fait déjà trois, plus Julien, ça fait quatre… » 

La préparation est lancée depuis le début de semaine, avec un mercredi off. Un travail mené en parallèle de celui des Espoirs, eux aussi qualifiés pour les phases finales et attendus samedi à Issoudun face au Stade Français. 

« On a deux quarts de finale à jouer. » 

 

Une terre de rugby 

À Brive, le rugby est partout. Et PierreHenry Broncan ne manque jamais de le rappeler. 

« C’est une terre très rugby, une ville très rugby. C’est incroyable la passion qu’il y a autour de ce club. » 

Un attachement qui dépasse le cadre sportif : 

« Sincèrement, c’est une ville magnifique et j’ai découvert un département magnifique. » 

 

Un avenir encore à écrire… peut‑être sans lui 

Samedi à Aix, PierreHenry Broncan vivra peutêtre son dernier match à la tête du CAB. Mais l’entraîneur refuse de se projeter. 

« Ça peut s’arrêter samedi soir, mais ça peut aussi aller jusqu’à quatre matchs consécutifs de très haut niveau. » 

Quoi qu’il arrive, l’homme reste confiant pour l’avenir du club. 

« C’est un club né en 1910, qui va continuer à vivre dans le haut du rugby français. La Pro D2, ce n’est peut‑être pas assez, mais c’est déjà le très haut niveau. Avec cette ferveur et cet état d’esprit, ça ne risque rien. » 

 

Une épreuve personnelle marquante 

La Corrèze a aussi été le théâtre d’une épreuve personnelle bouleversante pour le manager briviste. Un moment fort, évoqué avec émotion après la rencontre face à Nevers. 

« En janvier 2024, à deux heures du coup d’envoi à Rouen, j’ai appris que mon fils avait un cancer. C’étaient des moments très durs. Aujourd’hui, plus de deux ans plus tard, il a combattu son cancer. Ça, c’était la chose la plus importante. Ça reste gravé à vie. » 

 

Un groupe plus mûr pour les phases finales 

Le dernier match couperet du CAB s’était soldé par une défaite face à Montauban. Mais depuis, le groupe a grandi. 

« C’est différent, déjà parce qu’on va jouer à l’extérieur. Mais surtout, le groupe a évolué, gagné en maturité mentale. On a un groupe beaucoup plus “rugby”. Des garçons qui parlent rugby, qui challengent rugby. » 

Plus habitués aux exigences de la Pro D2, les joueurs savent à quoi s’attendre à Aix. 

« L’an dernier, certains n’avaient jamais vécu une phase finale en France. Courtney Lawes le premier. Ce n’est pas du tout la même chose qu’en Angleterre, où il y a beaucoup moins de pression. » 

Une expérience fondatrice : 

« C’était important de vivre ça pour comprendre que les phases finales se jouent sur des détails. Et là, tout va être important. »