Publié : 8 janvier 2026 à 11h23 par FTB
Municipales 2026 à Montauban : « Aurore Kothé est pour moi comme une petite sœur », Jean-Lou Lévi explique sa candidature
Initialement lancée par Aurore Kothé, c’est finalement Jean-Lou Lévi qui va porter cette liste de centre-droit, dont le nom et les personnes qui la composent seront bientôt révélés. L’avocat, bien implanté à Montauban, présente ses premières idées pour cette campagne sur Totem. Interview.
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Qu'est-ce qui vous a poussé à vous présenter, et à être tête de liste ?
Vous savez que j'ai remplacé Aurore Kothé en tête de liste, bien que nous soyons totalement en phase et en binôme. Aurore Kothé a eu des problèmes professionnels qu'elle n'a pu régler en temps utile et elle n'avait pas la disponibilité suffisante pour assumer la campagne, surtout dans ces deux derniers mois où il va falloir accélérer sérieusement. Donc il a été décidé que je prenne la tête de liste par notre bureau. Et c'est la raison pour laquelle je me suis retrouvé à ce poste, mais avec enthousiasme. Et il est évident que si je ne l'avais pas voulu, ce n'est pas moi qui serai là.
Est-ce qu’il y avait une volonté de longue date de se lancer dans une élection municipale ?
Non, je dois dire que je m’intéressais plutôt aux élections nationales, législatives, sénatoriales, et j'en ai participé à une avec mon frère et sa victoire d'une voix. C'était plutôt une aventure solitaire qui m'intéressait. La campagne municipale est extrêmement difficile parce qu'il faut composer les listes, il faut trouver les noms, et c'est une campagne qui, à mon sens, est la plus difficile à faire.
Les municipales, c'est aussi l'élection préférée des Français. C'est autre chose que les départementales et une véritable aventure dans laquelle vous lancez ?
Oui, c'est une aventure humaine, d'abord formidable. On rencontre des gens qu'on n'aurait pas rencontrés, on écoute des experts que sans doute on n'aurait jamais connus. On s'intéresse à toutes sortes de disciplines, environnement, sécurité, éducation. Tout ce qui intéresse nos concitoyens, et il est évident que c'est une magnifique opportunité de connaissance d'abord de l'ensemble des problèmes que les Montalbanaises et Montalbanais rencontrent, et d'autre part, l'appréhension des réponses à des questions précises qui nous sont posées, que l’on ne se serait pas posé si on n’était pas allé à la rencontre de nos concitoyens.
Vous avez évoqué votre frère, le sénateur, Pierre-Antoine Lévi. Est-ce que vous voyez cela comme un atout d'avoir cette filiation, une expérience supplémentaire ? C’est aussi un nom qui résonne dans la politique locale.
Écoutez, c'est mon frère et j'en suis très fier. J'allais dire que oui, c'est un nom qui compte dans la politique locale et le fait que je le sente derrière moi, que je sente son soutien, est quelque chose de déterminant pour moi, bien sûr.
« UN NOM QUI COMPTE DANS LA POLITIQUE LOCALE »
Ce duo avec Aurore Kothé, vous ne pouviez pas partir avec quelqu'un d'autre.
Non, Aurore Kothé est pour moi comme une petite sœur. Nous avons fait, je l'ai dit, la campagne départementale ensemble. Je ne voyais pas un autre binôme qu'elle pour m'accompagner. Il est évident que nous sommes très unis.
Initialement c’était elle, la tête de liste. Comment ça va fonctionner maintenant, est-elle numéro 2 sur la liste ?
En réalité, nous agissons comme des binômes, c'est à dire que sur les affiches, elle apparaîtra sur les documents de campagne, elle apparaîtra. Il n'y a que sur les documents officiels où elle n'apparaîtra pas pour des raisons évidentes de légalité. Mais bien sûr, nous faisons cette campagne ensemble et toutes les décisions que nous prenons, nous les prenons à deux.
Vous êtes président de l'UDI 82, quelle sera l’étiquette de votre liste ?
Vous savez que la préfecture catalogue les listes aujourd'hui sans étiquette, ça n'existe plus. Nous serons sans doute catalogués au centre-droit, mais ma liste n'est pas une liste UDI, c'est une liste essentiellement basée sur la société civile. Composée de gens qui viennent d'horizons différents, qui ont des sensibilités différentes. Je peux avoir chez moi des gens qui pensent plutôt à gauche qu'à droite et vice versa. C'est une liste qui est ouverte à tout le monde. À l'exception des extrêmes.
Qui peut vous accompagner dans cette liste ? Combien de personnes vous avez à ce jour ?
J'ai à l'heure actuelle 54 personnes. C'est une liste complète, mais maintenant, je vais faire quelques vérifications, sur d'abord la domiciliation, c'est une évidence, sur un certain nombre de questions. Tous ces colistiers devront signer une charte éthique, répondre à un certain nombre de déclarations, qui les oblige à remplir un certain nombre d'obligations par rapport à notre projet, par rapport à notre aventure commune.
CRÉER DES FILIERES D'EXCELLENCE DANS L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
Est-ce que vous pouvez nous donner quelques noms de cette liste ?
Je ne donnerai rigoureusement aucun nom. Cette liste sera dévoilée dans un ensemble. Elle sera dévoilée d'un seul coup aux alentours du 19 février.
Quelles seront les priorités de votre éventuel mandat, qu'est-ce qui serait le plus important pour vous ?
Pour les Français, il y a cinq points déterminants dans une élection municipale :
- Pouvoir d'achat
- Accès aux soins
- Sécurité
- Mobilité
- Environnement
Quand je dis mobilité, c'est la mobilité en transport, voies cyclables, et cetera. Donc tout cela fait partie d'un ensemble sur lequel, nous travaillons et auquel il faut répondre.
Quel grand projet vous souhaiteriez pouvoir mener ?
L'enseignement supérieur. Montauban est dépourvue d'étudiants, on le sait. 1 600, contre plus de 3 000 à Albi et Rodez. Il y a un problème évident avec cela. Il faut faire venir des étudiants à Montauban, créer des filières d'excellence. On l'a fait en droit, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas le faire dans d'autres matières. Ça avait été proposé par d'autres candidats d'ailleurs depuis 2008. Et ça, c'est un point principal de l'action en matière d'attractivité de la ville. Vous faites venir des jeunes. Vous créez un nouveau campus, vous alimentez les commerces du centre-ville et vous redonnez un coup de punch à la ville qui en a besoin. Parce que qui s'installe à Montauban aujourd'hui? ? Des gens qui ont environ 35-40 ans, qui sont mariés, qui ont des enfants et qui préfèrent vivre tranquillement en campagne, ou en zone semi-urbaine, plutôt qu’à Toulouse.
Est-ce une façon de dynamiser la vie de la ville, le centre notamment qui souffre des concurrences des zones d’activités du nord et du sud ?
Bien sûr, mais il n’y a pas que ça d'ailleurs, il y a le problème des transports sur lequel il faudra donner réponse. Il faudra également essayer de trouver une locomotive centre-ville pour fidéliser une clientèle particulière parce que tout le monde part vers les zones nord et sud. Et cela, on le voit bien, le centre-ville est déserté.
"VÉRIFIEZ LES PROGRAMMES, COMPAREZ-LES"
Concernant l'environnement, est-ce selon vous un thème bascule de cette élection ?
L'environnement, c'est un sujet clé, bien entendu. Je le disais, ça a été cité par les Français. Ce n'est pas moi qui vais l'affirmer aujourd'hui. Il faut parler environnement, il faut parler aménagement voies cyclables, il faut parler effectivement sécurisation des voies cyclables. Il faut parler aussi de mettre un peu de verdure dans un océan de béton, si je puis dire. Il faut verdir tout cela. Et puis il faut aussi parler lorsqu'on parle d'environnement, de la condition animale. La maltraitance animale, c'est quelque chose qui tient à cœur à Aurore Kothé et nous aurons effectivement là aussi des réponses à certaines questions qui nous sont posées. Mais il est évident que tout cela fait partie d'un ensemble et que dans un programme, il y a des points clés, des points forts et je pense que nous pourrons les aborder, parce que ça sera décliné par thématique.
Le mot de la fin ?
Cette élection est compliquée, vous l'avez compris, il y a beaucoup de listes, mais ce qui est le plus important, c'est finalement de s'exprimer. Il faut aller voter. Le pire serait l'abstention. Il y a le choix. Il y a, je crois, trois listes de gauche. Il y en a deux qui sont classifiées au centre et deux classifiées à droite, dont une à l'extrême droite. Donc il y a le choix d'expression et il faut aller voter. C'est important pour les Montalbanaises et les Montalbanais, et ils ont la capacité aujourd'hui de construire, avec les dirigeants qu'ils ont choisis, un projet qui leur convient. Parce que finalement, c'est aux Montalbanaises et aux Montalbanais que revient le dernier mot. Et c'est à eux que je m'adresse. Vérifiez les programmes, comparez-les, faites votre choix en toute connaissance de cause. Et surtout aller voter.
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