Publié : 20 avril 2026 à 19h33 par Stéphane Jacquemin
Moustique-tigre : Brive prolonge la TIS
À Brive-la-Gaillarde (Corrèze), la lutte contre le moustique-tigre se poursuit. Après une première année jugée concluante, la Ville a officialisé la poursuite de l’expérimentation de la Technique de l’Insecte Stérile (TIS) dans le quartier Thiers. Un dispositif innovant, testé pour la première fois en 2024 qui vise à réduire durablement la population de moustiques et leurs désagréments.
/t:r(unknown)/fit-in/1100x2000/filters:format(webp)/medias/ghkOL68kap/image/MOUSTIQUE_TIGRE1776704738388.jpg)
La TIS, comment ça fonctionne ?
La Technique de l’Insecte Stérile, ou TIS, repose sur un principe simple : des lâchers massifs et répétés de moustiques-tigres mâles stériles. En s’accouplant avec les femelles sauvages, ces mâles empêchent la reproduction, puisque les œufs pondus deviennent non viables.
Une première année encourageante à Brive
En 2024, 11 millions de moustiques-tigres mâles stériles ont été relâchés dans un secteur ciblé : le quartier de Thiers.
« Cette première année, le moustique-tigre stérile à Brive a fonctionné », explique Dorian Barrère, cofondateur de Terratis, entreprise montpelliéraine aujourd’hui la seule à commercialiser la TIS en France. « On a atteint jusqu’à 50 % de taux de stérilité dans les œufs récupérés tout au long de l’année ».
Une année 2 avec des ambitions renforcées
Forte de ces résultats, la Ville de Brive double la mise en 2025. Jusqu’au mois d’octobre, 12 millions de moustiques stériles seront à nouveau lâchés dans le quartier de Thiers. L’objectif : améliorer encore l’efficacité du dispositif.
« En année 2, on peut espérer atteindre 80 à 90 % de taux de stérilité dans les œufs », avance Terratis.
Un coût encore élevé
Reste un frein majeur : le coût de la TIS. Il faut compter environ 1 000 euros par hectare. À Brive, le secteur concerné représente près de 50 hectares, ce qui limite pour l’instant toute extension à d’autres quartiers. Le maire Frédéric Soulier garde toutefois espoir :
« Terratis est une jeune entreprise qui va sûrement se développer. Le produit sera peut-être plus accessible à l’avenir. Pour l’instant, nous concentrons nos efforts sur le point le plus sensible de la ville ; il y en a d'autres et on verra comment on pourra les traiter dans le temps ».
Une méthode qui séduit ailleurs
Après Brive, la TIS gagne du terrain. Quatre à cinq nouvelles villes, dont les noms n’ont pas encore été dévoilés, devraient rejoindre l’expérimentation dès cette année.
Une solution parmi d’autres
Si innovante soit-elle, la TIS ne suffit pas à elle seule. Charles Tizon, fondateur d’Altopictus, opérateur de lutte antivectorielle présent partout en France, rappelle l’importance de la mobilisation collective.
« La solution, on l’a : chacun doit gérer son jardin. Mais il faut aussi que la commune soit exemplaire, former les habitants, les enfants, et comprendre l’écologie spécifique de ce moustique. La TIS est un outil complémentaire qui vient renforcer cette pression ».
/t:r(unknown)/fit-in/300x2000/filters:format(webp)/filters:quality(100)/radios/totem/images/logo_7Wsh76Ykog.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/ghkOL68kap/image/Ballon_de_rugby1682066189889-format1by1.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/ghkOL68kap/image/PALAIS_JUSTICE_TULLE1774124301843-format1by1.webp)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/ghkOL68kap/image/Accident_poids_lourds1775990653488-format1by1.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/radios/totem/import/images/phototheque/Nature/Jardinage.jpg)