Publié : 6h39 par FTB avec SC
Méthanisation : un projet agricole divise profondément Lacapelle-Livron
À Lacapelle-Livron, un projet de méthaniseur agricole secoue la vie du village. Neuf agriculteurs portent l’initiative, tandis qu’un collectif de riverains monte au créneau. Entre inquiétudes, accusation de manque de concertation et cadre légal serré, la tension grimpe.
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À l’entrée du village, les banderoles s’affichent et les arguments s’entrechoquent : à Lacapelle-Livron, le méthaniseur n’a pas fini de faire parler. À cheval entre Tarn-et-Garonne et Aveyron, les 200 habitants vivent depuis plusieurs semaines au rythme d’un projet agricole qui divise : la construction d’une unité de méthanisation portée par neuf agriculteurs du territoire, pour un investissement estimé à 9 millions d’euros. Objectif : produire du biogaz destiné à la revente, un revenu complémentaire pour leurs exploitations.
Parmi les porteurs du projet figure Jean‑Philippe Viguié, président de la Chambre d’agriculture de Tarn-et-Garonne. À la clé, selon eux, une valorisation du fumier, “un produit qui aujourd’hui n’avait pas de valorisation”, défend l’un d’eux, Jean‑Luc Rossignol, qui assure qu’il n’y aura “ni risque d’explosion, ni odeur, et pas plus de trafic qu’aujourd’hui”.
DES RIVERAINS VENT DEBOUT
En face, le CLAM – Collectif Libre d’Alerte du Méthaniseur rassemble des opposants inquiets. Devant sa maison, située juste à côté du terrain retenu, Évelyne Escafre Solanilla affirme son refus avec une banderole “Non au méthaniseur”.
Elle dénonce d’abord un manque de concertation :
« La municipalité aurait dû, quand ils ont modifié le PLUI, informer les gens. Un projet comme ça doit se faire en concertation. »
Le collectif craint aussi les nuisances olfactives, les risques techniques et la hausse du trafic sur une départementale “déjà très fréquentée, avec une intersection dangereuse en pleine ligne droite”, précise la riveraine.
UNE MAIRIE LEGALEMENT IMPUISSANTE
Le maire, Didier Marty, répond à ces accusations en rappelant le cadre réglementaire très strict : « La mairie de Lacapelle n’a en aucun cas la main sur ce projet. C’est un permis énergétique, instruit par les services de l’État. »
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L’élu explique qu’une enquête publique dématérialisée aura lieu pendant l’instruction. La mairie ne sera consultée qu’à titre consultatif, avant une décision finale prise par le Préfet, attendue entre juin et juillet. Un point qui attise la colère des opposants… au point qu’une liste d’opposition aux prochaines municipales s’est constituée, menée par Évelyne Escafre Solanilla, devenue figure du refus.
UN CONTEXTE NATIONAL SOUS PRESSION
L’État encourage fortement la méthanisation agricole : plus de 2 000 unités fonctionnent déjà en France, dont une quarantaine en Occitanie. Une dynamique qui accentue la pression locale autour de ce type de projets, souvent perçus comme des opportunités économiques… mais aussi comme des sources de tension dans les petites communes rurales.
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