Publié : 19 février 2026 à 8h25 par FTB avec HG

Mende au cœur d’un vaste exercice militaire : chaîne de secours testée et « prise » de la ville ce jeudi

Environ 650 militaires sont engagés cette semaine en Lozère dans un exercice d’envergure. Avec ses reliefs, ses zones rurales et ses espaces urbains, le département offre un terrain idéal pour des manœuvres réalistes. Avant la prise simulée de Mende ce jeudi, les troupes ont testé la chaîne sanitaire en conditions extrêmes.

Exercice Gevaudan 26, et simulation de prise en charge de blessé
Exercice Gevaudan 26, et simulation de prise en charge de blessé
Crédit : Hélène Gosselin

 

La Lozère vit depuis plusieurs jours au rythme d’un exercice militaire d’ampleur où chaque geste compte, du terrain de combat jusqu’au premier poste de secours : l'exercice Gévaudan 26. Depuis le début de la semaine, 650 militaires  de la 13e Demi-Brigade de la Légion étrangère (basée en Aveyron), sont déployés dans le département pour un exercice mêlant montagne, campagne et zones urbaines. Un décor idéal pour pousser les troupes dans leurs retranchements avant la phase finale prévue ce jeudi, avec la prise simulée de Mende et la libération fictive d’otages.

Avant cette séquence urbaine, les soldats ont répété un volet crucial : la chaîne opérationnelle de gestion des blessés, appelée chaîne SAN (pour sanitaire). Un passage obligé pour coller au plus près de la réalité du terrain.

 

« TOUT EST MIS EN ŒUVRE POUR QUE L’OPERATION SOIT LA PLUS REALISTE POSSIBLE »

Sur les zones d’exercice, les cris, le faux sang et les postures de blessés se mêlent aux ordres tactiques. Le docteur Geoffrey, responsable de la partie médicale, explique : « Eux, ils ont des objectifs tactiques, mais on introduit des incidents de blessés, comme au combat. Là, le chef de groupe se retrouve dans une situation complètement détériorée : il a perdu la moitié de ses gars et on lui rajoute cinq blessés… et sans personnel sanitaire. »

Dans chaque groupe disséminé autour de Mende, les blessés apparaissent selon un scénario que les équipes découvrent en direct. Objectif : faire cohabiter l’action tactique et la prise en charge médicale, sans jamais rompre la coordination.

Les militaires extraits des zones hostiles sont ensuite conduits au premier poste arrière de secours, installé pour l’occasion au Chastel Nouvel.

 

STABILISER AVANT D’EVACUER

Sur place, une équipe médicale attend les blessés. Parmi eux, le docteur Jean, chargé de la stabilisation : « Ici, on peut accueillir tous types de blessés par armes à feu comme en temps de guerre et les stabiliser. Ce qu’on ne peut pas faire, c’est l’étape suivante, la prise en charge chirurgicale du rôle 2. »

Exercice Gevaudan 26, prise en charge de blessé

Les blessés “grimés” permettent une immersion totale. Des animateurs santé peuvent même faire évoluer l’état du blessé : « Ils font dégrader ou améliorer la condition du patient en fonction des soins qu’on met en place, pour que ce soit le plus interactif possible », précise le médecin.

 

DERNIÈRE ÉTAPE : LA PRISE DE MENDE CE JEUDI APRÈS-MIDI

Ce jeudi 19 février, place à la dernière phase : un exercice urbain simulant une prise de la ville et la libération de civils otages. Les habitants peuvent apercevoir les militaires dans certains secteurs, mais l’ensemble reste parfaitement encadré.

Et pour ceux qui souhaitent voir l’envers du décor, une présentation de véhicules et de matériel est proposée de 15h à 17h sur le parking de la Halle Saint‑Jean, ouverte au public.