Publié : 10h14 par FTB avec SD
Grève nationale : la maison d’arrêt de Mende au ralenti pour dénoncer des conditions dégradées
À Mende, les surveillants de la maison d’arrêt ont participé ce lundi au mouvement de grève national. Le fonctionnement de l’établissement a été largement perturbé pour dénoncer des conditions de travail jugées préoccupantes. Manque d’encadrement, locaux vétustes et équipements défaillants : les agents veulent alerter avant une aggravation de la situation.
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Derrière les murs de la prison de Mende (Lozère), la colère monte chez les surveillants pénitentiaires. Les gardiens de prison ont fait entendre leur mécontentement ce lundi 27 avril, en participant au mouvement de grève national. Toute la matinée, le fonctionnement normal de la maison d’arrêt a été bloqué. Seules les promenades des détenus ont été assurées, une action symbolique pour alerter sans mettre en danger la sécurité.
UNE SITUATION “TENABLE” AUJOURD’HUI, MAIS POUR COMBIEN DE TEMPS ?
Avec 57 détenus pour 47 places, la maison d’arrêt de Mende n’est pas, à ce jour, en situation de surpopulation extrême. Mais pour les surveillants, cet équilibre reste fragile. Cédric Carel, secrétaire local UFAP Justice à la maison d’arrêt de Mende, le reconnaît : « C'est plutôt correct. 57 détenus. On a connu 84. » Selon lui, cette situation s’explique en partie par l’absence actuelle de direction pérenne : « On sait qu'actuellement, si on n'est pas plus surencombré que ça, c'est dû au fait qu'on n'a pas une direction pour l'instant. »
Une situation temporaire, qui pourrait rapidement se dégrader : « Dès qu'on va nous remettre une direction en place, on va remonter avec des matelas au sol. L'établissement n'est pas fait pour. »
VÉTUSTÉ, ÉQUIPEMENTS DÉFAILLANTS ET SANCTIONS IMPOSSIBLES
Au-delà du nombre de détenus, les surveillants dénoncent des dysfonctionnements quotidiens liés à la vétusté du bâtiment. À commencer par les installations sanitaires : sur les 8 douches censées fonctionner, seules 4 sont utilisables. Autre problème majeur : l’impossibilité d’utiliser le quartier disciplinaire. « Il fait trop froid dans notre quartier disciplinaire pour pouvoir mettre les détenus », explique Cédric Carel.
Une situation qui complique la gestion des tensions : « Lorsqu'il doit y avoir sanction, les sanctions ne sont pas appliquées puisque nous ne pouvons pas nous servir de tous les outils qui sont mis à notre disposition. » Les équipements vieillissants posent également problème : frigos régulièrement en panne, réseau électrique ancien, mais aussi des soucis sur l’eau, avec la présence d’une bactérie constatée par le passé. « Tout ça, c'est dû à la vétusté de l'établissement », résume le représentant syndical.
Sans direction ni encadrement stable, les chantiers de rénovation ne peuvent pas être programmés, laissant les agents face à des conditions de travail qu’ils jugent de plus en plus difficiles. Par cette mobilisation, les surveillants de la maison d’arrêt de Mende espèrent désormais être entendus.
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