Publié : 3 mars 2026 à 11h30 par La rédaction
Les tuteurs familiaux au cœur d’un débat à Albi
Une conférence au tribunal d’Albi (Tarn) a éclairé ce lundi 2 mars 2026 le rôle complexe des tuteurs familiaux et les aides disponibles pour accompagner leur mission.
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Le tribunal d'Albi (Tarn).
Crédit : Tiphaine Coulon / TOTEM
Une conférence-débat s’est tenue ce lundi 2 mars 2026 au tribunal d’Albi (Tarn), à l’initiative du Conseil Départemental d’Accès au Droit. Elle portait sur les tuteurs familiaux, ces proches chargés d’accompagner une personne placée sous mesure de protection par un juge.
Qui peut devenir tuteur familial ?
Durant cette rencontre, Nathalie Nizcaïno, juriste mandataire à l’UDAF du Tarn, a rappelé les règles qui encadrent la désignation d’un tuteur familial. Certains membres ne peuvent pas occuper cette fonction : "Un enfant, ou un parent, ou un frère ou une sœur peuvent l'être. Un neveu, une nièce ou un oncle ne peuvent pas être tuteur familial". Elle a également souligné l’importance de l’accord de chacun : "Il faut bien sûr un consensus entre la personne qui désigne et bien sûr, il faut que la personne l'accepte, quand bien même elle serait désignée".
Une mesure de protection est en général prononcée pour cinq ans, avec possibilité de renouvellement pour cinq ou 10 ans. "À tout moment, cette mesure de protection peut être révisée et on peut décider qu'il y a lieu de l'alléger, soit de l'aggraver, soit d'arrêter cette mesure si les circonstances indiquent qu'elle n'est plus nécessaire".
Un rôle complexe pour les proches
Nathalie Nizcaïno a rappelé la différence de formation entre les professionnels et les familles. "La loi prévoit que les mandataires judiciaires professionnels doivent obligatoirement être formés, donc ils passent ce qu'on appelle le CNC, le certificat national de compétences".
À l’inverse, les familles ne bénéficient d’aucune formation obligatoire : "Les membres de la famille qui exercent une curatelle, une tutelle ou une habilitation familiale n'ont pas du tout de formation qui est prévue".
Des associations pour accompagner les familles
Un programme d’information existe toutefois, porté par les associations tutélaires : "Les personnes qui rencontrent des difficultés dans leur mission peuvent tout à fait contacter une des associations tutélaires et leur demander de l'information. On peut bien sûr les accompagner dans les démarches ou leur donner toutes les informations nécessaires".
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