Le mouvement des lycéens gagne la Lozère
Rassemblés dès 7h30 devant le lycée Chaptal à Mende, entre 200 et 300 élèves ont manifesté pour demander, entre autre, à ce que leur voix soit entendue dans les choix qui les concerne.
/t:r(unknown)/fit-in/1100x2000/filters:format(webp)/medias/ghkOL68kap/image/IMG202609300820101790789034264.jpg)
Le mouvement qui a pris en Ile-de-France il y a presque deux semaines, s'étend sur tout l'Hexagone. Entre 200 et 300 lycéens de Mende, ont manifesté ce mercredi devant le lycée Chaptal. Le rassemblement s'est déroulé dans le calme et même la bonne humeur jusqu'en fin de matinée. Les élèves arrêtaient les voitures de façon régulière en faisant des allées et venues sur les passages piétons en brandissant des pancartes. Un façon d'éviter d'entraver la circulation, et de se faire verbaliser par la police.
Leur première revendication : être pris au sérieux. Plusieurs d'entre eux déclarent avoir le sentiment de ne pas être écouté. "Il y a ce stigmate de la jeunesse qui ne sait pas s'exprimer et qui n'en a rien à faire de ce qu'il se passe, alors que ce n'est pas du tout vrai", souligne Agathe, qui est en Première. Elle qui, pendant un an, a siégé dans diverses commissions institutionnelles, se réjouit de voir les lycéens se mobiliser. "Moi j'avais besoin de choses qui aillent vite et qui bougent réellement et en fait dans ces instances-là c'est de la langue de bois".
Eleonore : "Il y a un décalage entre les générations"
Ici, les sujets fusent. Agathe évoque les séances de sensibilisation à la vie affective et sexuelle, qui sont obligatoires mais qui n'ont pas lieu, "alors qu'on est dans la période des premières fois", souligne-t-elle, mais aussi le manque de moyens dans les services publics qui les impacte directement, notamment à travers la prise en charge de la santé mentale.
Un point qu'aborde aussi Eleonore, pour elle il y a "un décalage" entre ce dont les jeunes ont besoin et ce que décident les adultes. Notamment en ce qui concerne le projet d'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. "C'est un peu extrême, réagit-elle. Certains jeunes ne peuvent pas vivre sans, ils vont se retrouver à l'écart. Et tout va trop vite et le nombre d'enfants qui vont mal augmente de plus en plus". Elle aspire à des prises de décision qui se construisent avec les jeunes.
Nour : "Parcoursup me bloque la vue"
Dans le cortège, on croise aussi Nour, Tiago, pour eux ce sont justement des difficultés concrètes qu'ils vivent. Nour est en Terminale, elle s'inquiète de Parcoursup "qui [lui] bloque la vue". "Je ne sais pas si j'irai dans la fac que je veux, faire la formation que je veux", appuie-t-elle. Tiago, lui, met en avant "le manque de matériel, le manque de professeurs". Il pointe aussi le rythme, difficile à soutenir avec des journées de 8h à 18h et une heure seulement pour manger. "On n'a pas le temps de se reposer, je trouve ça inhumain", conclut le lycéen.
Les élèves se mobilisent aussi pour soutenir "les lycéens qui ont subi des violences policières", souligne une autre Agathe. "On est jeunes, on manifeste pour nos droits et le gouvernement, au lieu de nous aider, nous envoie des policiers pour violenter des jeunes ! C'est inacceptable !"
Trois jeunes blessés et une interpellation
En fin de matinée, une grande partie des manifestants est montée dans un bus en direction du lycée Peytavin où le rassemblement a dégénéré. Trois jeunes ont été blessés, dont une jeune fille de 18 ans qui s'est fait une double fracture ouverte en bloquant son bras dans un grillage et un jeune qui s'est brûlé aux avant-bras. Deux poubelles ont été incendiées et un jeune homme de 15 ans a été interpellé. Il est convoqué ce jeudi au commissariat avec sa mère et un avocat.
/t:r(unknown)/fit-in/300x2000/filters:format(webp)/filters:quality(100)/radios/totem/images/logo_tHC3XBrRFg.png)
/t:r(unknown)/fit-in/500x375/filters:format(webp)/medias/ghkOL68kap/image/ponce_photography_crayons_1445053_19201790582505157-format4by3.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/500x375/filters:format(webp)/medias/ghkOL68kap/image/Le_MVL_en_phase_finale__une_derni_re___HG_TOTEM1718699354095-format4by3.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/500x375/filters:format(webp)/medias/ghkOL68kap/image/IMG202609281559421790712653552-format4by3.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/500x375/filters:format(webp)/medias/ghkOL68kap/image/IMG202609300820101790789034264-format4by3.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/ghkOL68kap/image/IMG202609281559421790712653552-format1by1.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/ghkOL68kap/image/Le_MVL_en_phase_finale__une_derni_re___HG_TOTEM1718699354095-format1by1.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/ghkOL68kap/image/ponce_photography_crayons_1445053_19201790582505157-format1by1.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/ghkOL68kap/image/IMG_53731790438776212-format1by1.jpeg)