Modifié : 10h09 par FTB avec HG
Lozère : plus aucun pédopsychiatre à Saint-Alban
Situation inédite à l'hôpital psychiatrique de Saint-Alban-sur-Limagnole. Depuis la fin du mois d'août, les trois pédopsychiatres qui exerçaient dans l'établissement ont quitté leur poste. Faute de remplacement, plusieurs prises en charge sont désormais assurées en mode dégradé.
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C’est une première en vingt ans selon les personnels du service de pédopsychiatrie. L'hôpital psychiatrique de Saint-Alban-sur-Limagnole (Lozère) traverse une situation inédite : depuis la fin du mois d’août, l’établissement ne compte plus aucun pédopsychiatre. Les trois médecins qui exerçaient encore au printemps ont quitté l’hôpital et n’ont pas, pour l’heure, été remplacés.
Cette absence de médecins spécialistes a des conséquences directes sur la prise en charge des enfants et des adolescents. L’hospitalisation à temps complet pour les adolescents est interrompue. Les six lits qui permettaient jusqu’alors d’accueillir des jeunes en crise ne sont plus disponibles.
Selon Chrystel Courbassier, psychologue et représentante CGT du personnel à l’hôpital de Saint-Alban, la situation est sans précédent. "Depuis 20 ans que je travaille en pédopsy sur cet hôpital, c’est la première fois qu’on se retrouve avec plus aucun pédopsychiatre."
Des soins maintenus, mais avec des limites
Malgré cette pénurie, les équipes soignantes continuent d'accueillir les jeunes patients. "Il y a des équipes quand même qui sont présentes, qui sont motivées et qui continuent d'accueillir les jeunes enfants et adolescents et de les prendre en charge", souligne Chrystel Courbassier.
Les deux hôpitaux de jour pour enfants du département restent ouverts, mais leur fonctionnement est adapté. Les enfants sont accueillis sur des temps plus courts et les repas thérapeutiques ont été suspendus.
L'absence de pédopsychiatre limite également certaines missions médicales essentielles. "On ne peut pas faire de diagnostic médical. On ne peut pas orienter des enfants ou des ados en hôpital de jour s'il y a besoin. Ça relève des missions du médecin et on ne peut pas prescrire de traitement."
Un temps médical réduit au minimum
Pour assurer un suivi minimum, un psychiatre pour adultes assure désormais une demi-journée de consultation par semaine auprès des adolescents. Son intervention permet notamment le renouvellement des prescriptions médicales.
"Les ados, c'est quand même une population qui a souvent besoin d'un traitement médical", rappelle la représentante syndicale.
Dans ce contexte de fortes tensions en psychiatrie, les personnels de l'hôpital de Saint-Alban ont prévu de se mobiliser lors de la journée de manifestations du 29 septembre prochain afin d'alerter sur la situation du service de pédopsychiatrie.
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