Publié : 17h00 par La rédaction

Le commerce et la jeunesse au centre des municipales à Tulle

À Tulle (Corrèze), les habitants saluent la qualité de vie mais s’inquiètent du commerce, de l’animation et de la sécurité. Les candidats détaillent leurs solutions.

La ville de Tulle, en Corrèze.
La ville de Tulle, en Corrèze.
Crédit : Stéphane Jacquemin / Totem

 

Troisième épisode de la série "Des Maires et Vous", consacrée aux élections municipales de mars 2026. Les habitants de Tulle (Corrèze) expriment d’abord leur attachement à leur ville. Plusieurs évoquent "une très belle ville" avec "une histoire", "une architecture" et "ses sept collines". Certains apprécient aussi la présence d’une salle de concerts, d’un théâtre ou "des gens sympas".
 
Mais ce tableau positif est immédiatement terni par un constat unanime : la déshérence commerciale. "C’est le point noir de la ville", une personne interrogée. "Quand on a besoin d’acheter quelque chose aujourd’hui, c’est compliqué de trouver sur Tulle". D’autres habitants s'interrogent sur des magasins "qui s’ouvrent et qui ferment d’un coup".
 
La jeunesse réclame aussi "plus d’activités en dehors des cours" et "plus d’animations l’hiver". Une habitante évoque enfin un sentiment d’insécurité : "Il y a beaucoup de violence, la drogue, les gens ivres. On va pas dire que c’est Marseille, mais ça devient excessif tout ça".
 
 

 

Municipales 2026: ce que disent les habitants à Tulle (Corrèze)
Municipales 2026: ce que disent les habitants à Tulle (Corrèze)
Crédit : Totem

Trois candidats exposent leurs projets pour le commerce et la jeunesse

Face à ces constats, quatre candidats se présentent à Tulle :
  • Bernard Combes, maire sortant, à la tête d’une liste de gauche,
  • Laurent Melin, pour une liste apparentée centre droit,
  • Nicolas Marlin, co‑tête avec Stéphanie Perrier pour une alliance des forces de gauche et des écologistes.
Une quatrième liste, Rassemblement National, est déclarée, mais son candidat Thierry Greck n’a pas souhaité répondre aux questions de Totem, évoquant la constitution de sa liste.
 
Les trois candidats interrogés convergent sur le diagnostic commercial. Pour Bernard Combes, deux axes prioritaires : "Conforter ce qui existe et accompagner les commerçants qui portent des projets". Il mise sur la rénovation de l’avenue Victor-Hugo pour structurer un "parcours commerçant".
 
Pour Laurent Melin, la seule rénovation ne suffira pas : "Il faut redensifier avec l’appareil commercial déjà existant, avec peut-être cette rue Jean-Jaurès qui pourrait lier l’avenue Victor-Hugo et le quartier d’Ussac".
 
Nicolas Marlin veut combiner défense des commerces de proximité et actions pour le pouvoir d’achat.
 

Jeunesse, animation et sécurité : des positions divergentes

La jeunesse occupe une place importante dans les programmes. Pour Nicolas Marlin, l’outil central est "la maison des jeunes" : "On va leur donner la gouvernance, avec des activités culturelles, sportives, artistiques, et un accompagnement vers l’emploi".
 
Bernard Combes avance deux projets :
  • la réalisation d’un bikepark,
  • l’implantation possible d’un bowling en centre-ville d'ici à la fin de l’année.
De son côté, Laurent Melin veut mieux valoriser le tissu associatif grâce à une meilleure communication.
 
La sécurité divise davantage. Laurent Melin propose, si nécessaire, "le renforcement de la police municipale", "le développement de la vidéosurveillance" et un travail préventif auprès des jeunes.
 
Bernard Combes souhaite aussi rattacher Tulle au centre départemental de supervision et "renforcer légèrement la police municipale". Il prévoit également un "éducateur jeunesse" en complément d’une médiatrice de rue.
 
À l’inverse, Nicolas Marlin refuse la vidéosurveillance : "Les caméras, ce n’est pas la solution. Il faut des moyens humains, former la police municipale et embaucher des éducateurs de rue".