Publié : 6 mars 2026 à 10h47 par La rédaction

La psychiatrie menacée à Millau

Le service de psychiatrie de Millau (Aveyron) risque de fermer dès avril 2026. Six-cents personnes ont manifesté ce jeudi pour demander des médecins.

Illustration lits vides dans un hôpital
Illustration lits vides dans un hôpital
Crédit : Pixabay

 

Ce jeudi 5 mars 2026, environ 600 personnes se sont rassemblées devant l’hôtel de ville de Millau (Aveyron) pour défendre l’avenir du service de psychiatrie du centre hospitalier. Le départ à la retraite du chef de service en avril et l’impossibilité pour le second médecin, diplômé hors Union Européenne, d’exercer sans titulaire menacent la continuité des soins.
 

Un secteur qui suit 2.000 patients en sud-Aveyron

Pierre Jean Girard, infirmier à l’hôpital de Millau, a rappelé l’importance du service : "La psychiatrie en sud-Aveyron, c'est 2.000 patients qui sont suivis, c'est 73 personnels". Il appelle les autorités à intervenir : "On demande que les pouvoirs publics s'engagent à nos côtés pour nous trouver des médecins".
 
Pour lui, l’urgence est réelle : "Il y a une pénurie nationale, certes, nous demandons à avoir un rendez-vous au ministère pour que la psychiatrie en sud-Aveyron survive". Le service assure des soins à l’hôpital, en ville, aux urgences et en pédopsychiatrie. "Pour avoir un bon suivi, il faut impérativement le maintien de ce service".
 

Des semaines entières sans couverture médicale

David Arnal, agent de service hospitalier au sein du pôle psychiatrie et membre de la CGT, confirme l’ampleur du problème : "La première ligne, c'est le service d'hospitalisation parce qu'il faut une permanence médicale 24 h sur 24. Tout l'extra-hospitalier, les structures annexes, tout le monde en pâtit".
 
Les délais explosent : "Il y a une prise de rendez-vous sur deux ans", et l’avenir du service reste incertain : "La première semaine de mai n'est pas couverte pour l'instant. La dernière ne l'est pas non plus. Juillet est couvert et après, tout l'été, il n'y a personne pour l'instant".
 

Une demande de rendez-vous au ministère

Les personnels et les syndicats espèrent obtenir rapidement un entretien avec le ministère de la Santé. Leur objectif : éviter la fermeture du service.