Publié : 26 mars 2026 à 18h18 par La rédaction

L’avenir de l’association ASALEE en suspens en Aveyron

L’association ASALEE, qui emploie 28 infirmières en Aveyron, pourrait être placée en redressement ou liquidation ce vendredi 27 mars 2026 à Paris.

Manifestation en soutien au personnel de l'association Asalée le 26 mars 2026 à Rodez (Aveyron).
Manifestation en soutien au personnel de l'association Asalée le 26 mars 2026 à Rodez (Aveyron).
Crédit : Stéphane David / Totem

 

L’association ASALEE traverse une crise majeure. Cette structure nationale, présente également en Aveyron, fait travailler 28 infirmières et collabore avec 117 médecins généralistes du département. Mais un désaccord profond entre la gouvernance d’ASALEE et la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM) met aujourd’hui en péril son avenir. En cause : 80 % du budget de l’association provient de l’Assurance maladie. Ce vendredi 27 mars 2026, le tribunal de commerce de Paris doit trancher entre un redressement judiciaire ou une liquidation.
 

Une mobilisation à Rodez

Ce mercredi, environ 100 personnes se sont rassemblées à Rodez (Aveyron) pour soutenir les équipes et alerter sur les conséquences d’une éventuelle disparition du dispositif. Parmi elles, Marie-Laure Fugit, infirmière chez ASALEE, très inquiète de la situation : "Ce que nous attendons, c'est que nos salaires soient régularisés dans les prochains jours parce que nos situations personnelles et financières sont compliquées. Ce que nous attendons aussi, c'est une situation à moyen terme assez claire pour qu'on puisse continuer à travailler et à prendre en charge nos patients".
 
Elle ajoute : "On veut savoir où on va, comment va s'articuler ce travail avec l'association ASALEE, avec la CNAM, pour que notre travail d'éducation thérapeutique auprès des patients puisse perdurer comme on peut le faire actuellement. Avec un service rendu à la population précaire, fragile, en difficulté, puisse continuer et que cette collaboration avec les médecins perdure le plus longtemps possible".
 

Une inquiétude pour les patients fragiles du département

Les équipes ASALEE interviennent auprès de publics souvent précaires ou en difficulté, notamment pour l’éducation thérapeutique et la prévention. La disparition de la structure laisserait un vide important dans les cabinets médicaux aveyronnais déjà confrontés à des tensions démographiques. L’avenir du dispositif dépend désormais de la décision attendue du tribunal de commerce de Paris.