Modifié : 18h51 par
Johan Gesrel

« J’ai investi toutes mes économies » : à 20 ans, il ouvre un centre de simulation automobile à Montauban

Théo Berline, un étudiant de 20 ans vient de lancer Race Studio à Montauban (Tarn-et-Garonne). Un centre de simulation automobile où il a investi toutes ses économies pour rendre la course accessible au grand public, sans émissions ni nuisances sonores.

Théo Berline, le gérant de Race Studio à Montauban.
Théo Berline, le gérant de Race Studio à Montauban.
Crédit : Johan GESREL.
Faire de la course automobile sans émission de gaz d’échappement, c’est désormais possible à Montauban (Tarn-et-Garonne). Un centre de simulation automobile vient d’ouvrir en centre-ville, rue d’Auriol. À l’origine du projet, Théo Berline, étudiant, qui a fait le pari d’investir toutes ses économies pour lancer Race Studio et proposer une expérience immersive accessible.
 

 
Assis dans un simulateur, Valentin, 20 ans, teste les sensations d’une Porsche virtuelle. « Je suis amateur de simulation et je suis venu pour tester. Franchement, je ne suis pas déçu, le matériel est incroyable, presque professionnel », explique-t-il. Le concept repose sur quatre simulateurs haut de gamme, équipés de volants et pédales avec retour de force, permettant aux joueurs de ressentir les réactions du véhicule en temps réel.
 

Une immersion proche du réel

Pour Théo Berline, fondateur de Race Studio, l’objectif est de reproduire au mieux les sensations de la piste. « On s’installe, on choisit sa voiture et son circuit. Les quatre simulateurs peuvent être interconnectés, ce qui permet de jouer à plusieurs sur la même course », détaille-t-il. Les écrans incurvés d’1,20 mètre de large, associés au son et aux vibrations du volant, renforcent l’immersion. « Les sensations sont très représentatives : les points de freinage, les passages sur les vibreurs ou encore les différences entre une Formule 1 et une GT sont retranscrits », précise l’étudiant.
 
Dans la salle, toutes les générations se côtoient. Les amateurs d’Alain Prost et d’Ayrton Senna partagent la piste avec des fans de Max Verstappen. Wael, 16 ans, passionné de sport automobile, découvre un pilotage plus exigeant qu’il ne l’imaginait. « Je pensais que ce serait facile, mais c’est plus dur avec le retour de force », confie-t-il.
 

Un pari entrepreneurial à 20 ans

Originaire de Montauban, Théo Berline mène de front ses études à TBS Education (ex-Toulouse Business School) et sa première création d’entreprise. « J’ai 20 ans, c’est mon premier projet et ça me tenait à cœur. Je suis passionné de sport automobile et je voulais le rendre accessible au plus grand nombre », explique-t-il.
 
Sans étude de marché préalable, le jeune entrepreneur assume un choix guidé par la passion. « Même si elle avait été défavorable, je me serais lancé. C’est avant tout une question de volonté », affirme-t-il. « C’est un gros investissement, mais si on se donne les moyens, il n’y a pas de raison que ça ne marche pas », assure-t-il. Depuis l’ouverture, les premiers retours sont encourageants. « Les gens repartent avec le sourire. Il y a du fun, de la convivialité, et c’est ce qui compte », conclut Théo Berline.