Modifié : 23 octobre 2026 à 18h08 par
Joëlle Mège - Journaliste

Hippodrome d'Aurillac : la menace de disparition des courses provoque la colère des élus

Les élus montent au créneau pour défendre l'avenir de l'hippodrome d'Aurillac

HIPPODROME AURILLAC
HIPPODROME AURILLAC
Crédit : JOELLE MEGE/TOTEM

Le Département du Cantal, la Ville d'Aurillac, Aurillac Agglomération et la Société des Courses ont décidé de faire front commun.

La menace plane sur l'avenir de l'hippodrome d'Aurillac. Dans le cadre de la restructuration nationale engagée par France Galop, les réunions de courses organisées dans la préfecture cantalienne pourraient disparaître. Une perspective qui a provoqué la colère et l'incompréhension des élus locaux.

Pour le président du Conseil départemental, Bruno Faure  l'annonce a été brutale. Les collectivités affirment n'avoir reçu aucun signal préalable ni avoir été associées à la réflexion ayant conduit à cette décision.

« Nous avons été surpris. Jamais nous n'avons été informés qu'une réflexion était engagée », déplore-t-il.

Des conséquences bien au-delà du monde hippique

Pour les élus, l'enjeu dépasse largement le cadre des courses. Chaque réunion hippique génère des retombées pour les hébergements, la restauration et plus largement pour l'économie locale.

L'hippodrome constitue également une vitrine pour le territoire. Sa disparition représenterait, selon les collectivités, une perte en matière de rayonnement et d'attractivité pour Aurillac, l'agglomération et l'ensemble du Cantal.

Les responsables locaux mettent aussi en avant les conséquences pour la filière équine. Même si le département n'est pas un grand territoire de courses, plusieurs professionnels gravitent autour de cette activité dans un département historiquement tourné vers l'élevage.

Une mobilisation tous azimuts

Face à cette menace, le Département, la Ville d'Aurillac, Aurillac Agglomération et la Société des Courses ont envoyé un courrier au Président de France Galop.

Des démarches ont été engagées également auprès  des ministères concernés, de parlementaires et de l'ensemble des acteurs susceptibles de peser dans le dossier.

Objectif : obtenir une révision du projet et ouvrir une phase de concertation avant toute décision définitive.

« On va se battre jusqu'au bout », assure le président du Département, convaincu que l'hippodrome demeure un équipement important pour l'économie locale et l'image du territoire.

Une équation compliquée ?

La  réforme repose notamment sur une redistribution du nombre de courses attribuées aux hippodromes. Pour maintenir son activité, Aurillac devrait récupérer plusieurs réunions provenant d'autres sites (qui fermeront).

Une solution loin d'être simple alors que de nombreux hippodromes français sont eux aussi concernés par cette restructuration et cherchent à préserver leurs propres dates de courses.

Les élus réclament une concertation

À ce stade, les collectivités concentrent leurs efforts sur le maintien de l'activité hippique. Elles demandent à France Galop de suspendre sa décision, d'engager un dialogue avec les territoires concernés et de mesurer précisément les conséquences économiques, touristiques et sociales d'une éventuelle suppression des courses.