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Fabien Taccard Blanchin - Journaliste

Golfech à l’arrêt : la chaleur de la Garonne impose une pause au réacteur n°2

À Golfech, la canicule a des conséquences directes sur la centrale nucléaire. Le réacteur n°2 a été arrêté dans la nuit de lundi à mardi. En cause : la température de la Garonne, proche du seuil réglementaire.

Pas de vapeur depuis les cheminées de la centrale nucléair de Golfech
Pas de vapeur depuis les cheminées de la centrale nucléair de Golfech
Crédit : FTB

 

La chaleur ne frappe pas que les habitants : elle impacte aussi la production d’électricité. Depuis ce lundi 22 juin 2026, la centrale nucléaire EDF de Golfech tourne au ralenti. L’unité de production n°2 a été mise à l’arrêt, lundi soir à 23h45, en anticipation d’une hausse de la température du fleuve. Selon les informations communiquées, la Garonne devrait atteindre les 28°C en aval de la centrale, un seuil encadré par la réglementation.

Cette décision est directement liée aux conditions climatiques actuelles, marquées par un pic de chaleur sur la France et notamment le sud-ouest. La centrale adapte ainsi sa production pour rester conforme à l’arrêté du 18 septembre 2006, qui encadre strictement les prélèvements et rejets dans le fleuve.

 

UN SITE DEJA PARTIELLEMENT A L’ARRÊT

Dans le détail, l’eau de la Garonne est utilisée pour refroidir les installations. Elle est ensuite restituée au fleuve avec une légère hausse de température, de l’ordre de +0,2°C en moyenne, variable selon la puissance des installations.

Lorsque la température moyenne journalière de la Garonne dépasse les 28°C en aval, EDF peut être amenée à réduire, voire suspendre temporairement la production. Cette mesure vise à préserver l’écosystème du fleuve.

L’ajustement de la production peut également dépendre des besoins du gestionnaire du réseau électrique national (RTE), qui pilote l’équilibre entre production et consommation à l’échelle du pays.

 

Au moment de cette décision, l’autre réacteur, l’unité n°1, était déjà à l’arrêt. Il fait actuellement l’objet d’une opération de maintenance incluant le remplacement du combustible. Résultat : la centrale de Golfech se retrouve sans production active pour le moment.