Publié : 7 janvier 2026 à 7h36 par FTB avec SC

Émeutes du Nouvel An à Montauban : trois jeunes jugés, procès reporté au 13 février

Trois jeunes hommes, soupçonnés d’avoir participé aux violences du 31 décembre dans le quartier des Chaumes à Montauban, ont comparu hier au tribunal. Leur procès a été renvoyé au 13 février. La municipalité s’est constituée partie civile.

Palais de justice de Montauban - FTB TOTEM
Palais de justice de Montauban - FTB TOTEM
Crédit : FTB TOTEM

 

Le soir de la Saint-Sylvestre, Montauban a vécu des heures sous tension, avec des tirs de mortiers d’artifice qui ont transformé le quartier des Chaumes en zone d’affrontement. Trois prévenus étaient donc devant le tribunal judiciaire ce mardi 6 janvier, en comparution immédiate. Ils sont soupçonnés d’avoir pris part à des violences urbaines le soir du 31 décembre. Au total 5 personnes avaient été interpellés, dont 2 mineurs. Ce sont les 3 majeurs qui étaient présents au palais de justice.

 

5.000 TIRS ESSUYÉS PAR LES FORCES DE L'ORDRE

Mais leur procès a finalement été renvoyé au 13 février, après de longs échanges, à la demande de l’avocate de l’un des prévenus. Ce dernier, âgé de 27 ans, est considéré comme le fournisseur des mortiers utilisés lors des violences. Originaire de Montauban, il ne correspond pas au profil classique du délinquant : diplômé en langues appliquées, actuellement au chômage, il avait déjà été condamné en juin dernier à un an de prison avec sursis pour des violences conjugales. Ce précédent, ainsi que ses tentatives de fuite lors de son arrestation, ont motivé son maintien en détention provisoire. Les deux autres prévenus restent sous contrôle judiciaire renforcé.

 

LA MUNICIPALITE RÉCLAME RÉPARATION

La ville de Montauban, représentée par Brigitte Barèges, s’est portée partie civile. Ce soir-là, dix agents de police municipale étaient mobilisés en renfort d’une vingtaine de policiers nationaux. En moins de deux heures, près de 5 000 tirs de mortiers ont été essuyés par les forces de l’ordre. Si aucun blessé n’est à déplorer, la présidente de l’audience a évoqué de « véritables scènes de guerre ». Certains policiers municipaux affirment avoir été poursuivis jusqu’à leur véhicule sous la menace des mortiers. La municipalité estime que « ce sont aux casseurs de payer » et réclame des dommages et intérêts. Ce point sera débattu lors du procès prévu le 13 février.