Modifié : 17h06 par
Tiphaine Coulon

Clermont-Ferrand : un proviseur touché par un tir de mortier

Après la blessure du proviseur du lycée Ambroise-Brugière lors d'un rassemblement lycéen à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), la rectrice de l'académie condamne fermement les violences et apporte son soutien aux personnels éducatifs.

Plusieurs lycées de Clermont-Ferrand ont été bloqués le 1er octobre 2026.
Des poubelles utilisées pour bloquer un lycée de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme).
Crédit : DR

 

La rectrice de l'académie de Clermont-Ferrand, Virginie Dupont, a publié ce jeudi 1er octobre 2026 un communiqué de soutien au proviseur du lycée Ambroise-Brugière de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), blessé lors du rassemblement lycéen organisé devant l'établissement.
 
Selon les premiers éléments communiqués par le rectorat, le chef d'établissement a été légèrement blessé à la tête par le tir d'un mortier. Les faits se sont produits dans la matinée, alors que plusieurs jeunes étaient rassemblés aux abords du lycée.
 
D'après les informations recueillies par l'Éducation nationale, le tir aurait été effectué par un groupe composé d'individus extérieurs à l'établissement. Ces personnes étaient, selon le communiqué, masquées et cagoulées.
 

Une condamnation ferme des violences

Dans son message, Virginie Dupont condamne "avec la plus grande fermeté cette violence inacceptable". La rectrice indique avoir immédiatement pris contact avec le proviseur afin de prendre de ses nouvelles et de lui témoigner son soutien ainsi que celui de l'institution.
 
Pour le rectorat, il est essentiel de distinguer les actes de violence des revendications exprimées par les lycéens dans un cadre pacifique et démocratique. La mobilisation de jeunes ou l'expression de revendications ne peuvent en aucun cas justifier des dégradations ou des agressions selon la rectrice.
 

Plusieurs lycées de Clermont-Ferrand bloqués

Cet incident intervient alors que plusieurs rassemblements lycéens ont été observés ces derniers jours dans le Puy-de-Dôme, mais aussi dans le Cantal. De son côté, la région Auvergne-Rhône-Alpes a annoncé qu'elle portera systématiquement plainte en cas de dégradations dans les établissements dont elle a la charge.