Chaleur : le niveau alarmant des cours d'eau aveyronnais
Dans le protocole ONDE (Observatoire national des étiages), publié par l'Office Français de la Biodiversité le 1ᵉʳ septembre 2026, l'Aveyron fait partie des départements cités parmi les plus touchés par l'étiage de ces cours d'eau.
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2,67 sur 10, c'est la note obtenue par l'Aveyron au mois de juillet pour le niveau de ses cours d'eau observés par l'Office Français de la Biodiversité (OFB). Depuis le début des mesures en 2012, c'est la note la plus faible jamais enregistrée pour le département. "On avait une année de référence qui était 2022, avec un étiage particulièrement sévère déjà à cette époque, mais effectivement le mois de juillet 2026 est maintenant la référence concernant ce suivi-là", affirme Stéphane Charretier, chef de l'OFB en Aveyron, "on a observé 20 points en assec sur 38 en juillet, 21 au mois d'août", ajoute-t-il. L'OFB remarque une légère amélioration de la situation au mois d'août avec quelques orages. L'Aveyron a donc obtenu une note de 3,33 en août, légèrement supérieure à celle du même mois en 2022.
L'assec ne donne toujours pas lieu à des restrictions
Stéphane Charretier le concède : "il n'y a pas eu de grosses restrictions sur le département, ce qui peut donner l'impression aux particuliers qu'on a pas passé une saison plutôt satisfaisante au niveau de la ressource en eau". Mais, pour lui, il faut dissocier deux choses : "suivi des écoulements et prise de restrictions". "Le premier permet de donner une vision globale sur l'état des cours d'eau du territoire avec également un suivi de petits bassins. Les restrictions, elles, sont établies sur des critères d'efficacité", explique le chef de l'OFB aveyronnais. "Des mesures de restrictions n'auraient pas vraiment d'impact sur l'assèchement de certains petits bassins, et ne sont donc pas nécessaires", conclut-il.
Malgré la situation alarmante… Il y a du positif
Déjà, un point assez connu : les zones humides proches des cours d'eau. "Elles jouent un rôle d'éponges en stockant l'eau l'hiver et en la restituant dans les cours d'eau en été", précise Stéphane Charretier. Cependant, selon lui, il y a un autre aspect positif moins connu : "ce sont les forêts de bords de cours d'eau, appelées ripisylves. Elles créent un espace ombragé au-dessus de l'eau et permettent de limiter la montée de la température et donc l'assèchement des cours d'eau. Autre bienfait, ces arbres sur les berges limitent la prolifération d'algues dans l'eau".
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