Modifié : 8h37 par Joëlle Mège avec FP
Cantal : après la sécheresse, les prairies reverdissent mais ne produisent pas assez
Après un été marqué par des températures élevées et un manque de pluie, les éleveurs du Cantal constatent des pertes importantes sur leurs exploitations. Les rendements du maïs chutent fortement et les prairies peinent à produire de l'herbe, malgré les précipitations récentes.
/t:r(unknown)/fit-in/1100x2000/filters:format(webp)/medias/ghkOL68kap/image/prairie_illustration1721657365957.jpg)
Prairie (illustration)
Crédit : Pixabay
Après un été marqué par des températures élevées et un manque de pluie, les éleveurs du Cantal constatent des pertes importantes sur leurs exploitations. À Siran (15), les rendements du maïs chutent fortement et les prairies peinent à produire de l'herbe, malgré les précipitations récentes.
Des stocks déjà entamés avant l'hiver
Producteur de lait à Siran (15), Jean-Paul Peyral observe des conséquences directes sur l'alimentation de son troupeau. Jean-Paul Peyral estime que certaines vaches produisent jusqu'à 3 à 5 litres de lait en moins par jour.Selon lui, les rendements de maïs sont en baisse de 40 à 50 % selon les secteurs. Dans le même temps, les prairies, fortement touchées par le manque d'eau, ne produisent presque plus d'herbe. "On a souvent en effet de second printemps des prairies qui reverdissent et qui repartent en production. Ça reverdit, mais ça ne permet pas de faire un pâturage conséquent. Et j'ai peur que, vu le mois qu'on nous annonce, ça continue comme ça. " insiste Jean-Paul Peyral. Les éleveurs ont déjà commencé à utiliser les stocks de fourrage normalement destinés à l'hiver.
La question des indemnisations au cœur des débats
Au-delà des pertes agricoles, un autre sujet suscite l'inquiétude du monde agricole : l'évaluation des dégâts liés à la sécheresse. Les organisations professionnelles contestent le système actuel d'indemnisation qui s'appuie notamment sur l'observation satellitaire des prairies. " Le satellite, il est pas pas adapté, explique Jean-Paul Peyral. Il va constater une pousse de l'herbe, mais il ne va pas mesurer un volume et en aucun cas un rendement et une récolte. C'est ce qui pose problème. C'est pour ça que la profession aujourd'hui demande des enquêtes de terrain sur les exploitations agricoles pour qu'on ait une évaluation mathématique des stocks qui ont été récoltés ou pas"
Dans le Cantal, comme dans d'autres territoires d'élevage du Massif central, les prochaines semaines seront déterminantes. Les conditions météorologiques de l'automne pourraient influencer fortement la situation des exploitations déjà fragilisées par plusieurs mois de déficit hydrique.
/t:r(unknown)/fit-in/300x2000/filters:format(webp)/filters:quality(100)/radios/totem/images/logo_tHC3XBrRFg.png)
/t:r(unknown)/fit-in/500x375/filters:format(webp)/medias/ghkOL68kap/image/Tunnel_moderne_du_Lioran1727673660451-format4by3.webp)
/t:r(unknown)/fit-in/500x375/filters:format(webp)/radios/totem/import/images/phototheque/Auvergne/train.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/500x375/filters:format(webp)/medias/ghkOL68kap/image/IMG202609041126401788771823876-format4by3.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/500x375/filters:format(webp)/medias/ghkOL68kap/image/658214915_122111472579247208_271654911289649585_n1788797681171-format4by3.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/ghkOL68kap/image/IMG202609080739471788862478422-format1by1.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/ghkOL68kap/image/658214915_122111472579247208_271654911289649585_n1788797681171-format1by1.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/ghkOL68kap/image/IMG202609041126401788771823876-format1by1.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/radios/totem/import/images/phototheque/Auvergne/train.jpg)