Publié : 20 avril 2026 à 12h27 par FTB avec SD
« C’était sa dernière mission » : l’émotion à Saint‑Clair après la mort de Florian Montorio au Liban
Le Tarn-et-Garonne est en deuil après la mort de Florian Montorio, soldat du 17e Régiment du Génie Parachutiste de Montauban. Âgé de 40 ans, il a été tué samedi matin lors d’une mission de la FINUL, au sud du Liban. À Saint‑Clair, où il vivait depuis plusieurs années, l’émotion est immense.
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Dans ce village tarn-et-garonnais de Saint-Clair, le silence et la tristesse ont remplacé le quotidien après la terrible nouvelle dévoilée samedi 18 avril. Le sergent-chef Florian Montorio, soldat du 17e Régiment du Génie Parachutiste de Montauban, est décédé au Liban. Il participait à une opération de la Force Intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), dont l’objectif était de rouvrir une piste dans le sud du pays.
Cette mission devait être la dernière de sa carrière militaire. Florian Montorio s’apprêtait ensuite à quitter l’armée pour entamer une nouvelle vie.
UN HOMME DISCRET ET ENGAGÉ DANS SA COMMUNE
Installé dans la commune depuis une douzaine d’années, Florian Montorio y vivait avec sa compagne Isabelle. Père de deux enfants âgés de 15 et 11 ans, il était connu pour sa discrétion, sa droiture et son sens de l’engagement. Le maire de la commune, Gérard Bongiovanni, lui rend hommage pour TOTEM : « c’est un homme très discret, très valeureux, très gentil, très courtois. Il n’a qu’une parole, c’est quelqu’un de carré. »
En dehors de son engagement militaire, Florian Montorio partageait son temps libre entre le football et le rugby. Il était également très attaché aux commémorations patriotiques, auxquelles il participait régulièrement les 8 mai et 11 novembre, en tenue officielle.
« IL ETAIT LA POUR UN TRAVAIL DE PAIX »
Au sein du 17e RGP, Florian Montorio était reconnu comme un professionnel exemplaire. Gérard Bongiovanni rapporte les propos échangés avec son supérieur : « le lieutenant de Montauban m’a dit qu’il n’avait que des qualités, que des qualités de vrai professionnel militaire. »
L’édile exprime aussi son incompréhension et sa colère face aux conditions dans lesquelles le soldat a perdu la vie : « il était au Liban pour un travail de paix, en portant un casque bleu. Revenir avec une balle, c’est dommage. C’est lamentable. » Il regrette que les casques bleus, engagés dans des missions de paix, soient régulièrement pris pour cibles.
UNE DERNIERE MISSION, AVANT UNE NOUVELLE VIE
Quelques jours avant son départ, Florian Montorio était venu voir le maire. « Il m’a dit : je pars pour ma dernière mission, et après je range les crayons. » Il évoquait alors des projets personnels, sans rien de définitivement arrêté, si ce n’est l’envie de se consacrer à sa maison et à sa famille. « C’était bien sa dernière mission, mais il n’en reviendra pas », confie aujourd’hui Gérard Bongiovanni, encore très ému.
Le 17e RGP de Montauban et le village de Saint‑Clair pleurent aujourd’hui un soldat respecté, un père de famille et un homme engagé dans la vie locale. Un hommage doit lui être rendu probablement ce jeudi dans l’enceinte de sa caserne, après le rapatriement de son corps ce dimanche.
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