Publié : 7h30 par Tiphaine Coulon avec Benjamin Terrié

Aveyron : à Quins, un « jardin punk » où la nature reprend ses droits

À Quins, dans le Ségala, Emmanuel Lecarme a créé un « jardin punk » sans tondeuse ni pesticides, où la nature reprend ses droits.

La serre enterrée, recouverte de terre et de plantes, dans le jardin du Landassou, à Quins (12)
L'entrée de la serre enterrée dans le jardin du Landassou, à Quins (Aveyron)
Crédit : FB Forêt-jardin du Landassou

 

Ils sont l’un des endroits où l’on aime le plus passer du temps à cette période de l’année : les jardins. Ça tombe bien, ils sont à l’honneur sur l’antenne et le site de TOTEM, avec en point d’orgue un TOTEM Week‑end Loisirs spécial, en direct d’un jardin remarquable de nos départements, ce samedi 6 juin 2026. En attendant, zoom sur un jardin pas comme les autres en Aveyron, à Quins.
 

Un « jardin punk » au cœur du Ségala

Sur un terrain de 8 000 m², Emmanuel Lecarme a fait un choix radical : pas de tondeuse, pas de pesticides, et une règle simple appliquée depuis 13 ans : observer et laisser faire.
 
Ici, la nature s’exprime librement. Les arbres prennent de la hauteur, les oiseaux sont de retour, et il n’est pas rare d’apercevoir le passage d’un renard. La seule intervention du jardinier : tracer un sentier, pour guider les visiteurs à travers ce paysage volontairement laissé sauvage.
 

Laisser faire plutôt que contrôler

Pour Emmanuel Lecarme, ce jardin est avant tout une autre manière de penser la biodiversité. Ne plus vouloir tout maîtriser, ne plus classer les plantes entre « bonnes » et « mauvaises herbes », et laisser de la place au vivant, qu’il soit végétal ou animal. Une philosophie qu’il partage avec les visiteurs, convaincu que cette approche correspond davantage aux enjeux actuels.
 

Le jardin face aux réalités climatiques

Mais cette nature libre n’échappe pas aux effets du changement climatique. Même sans outils de mesure, Emmanuel Lecarme observe des étés de plus en plus éprouvants pour la végétation, marqués par des épisodes de canicule répétés.
 
"Certaines plantes ne résisteront pas à long terme", explique‑t‑il. D’autres espèces prendront le relais. À 550 mètres d’altitude, le jardinier attend aussi de voir comment son jardin réagira lors des prochains hivers, espérant le retour de périodes de gel plus marquées, capables de réguler naturellement la végétation.
 
Vous pouvez aussi découvrir le jardin du château de Ressouches, en Lozère, ou Les Jardins de Colette, en Corrèze.