Publié : 20 mai 2026 à 16h28
Aurillac : une conférence pour mieux comprendre l'endométriose
Une conférence sur l’endométriose se tient ce jeudi à Aurillac. Elle vise à mieux informer le public sur cette maladie encore mal connue, qui touche de nombreuses femmes.
/t:r(unknown)/fit-in/1100x2000/filters:format(webp)/medias/ghkOL68kap/image/douleurs_ventre1739353463120.jpeg)
Douleurs (illustration)
Crédit : Pexels
L’endométriose est une maladie qui touche une femme sur dix. Cette pathologie gynécologique provoque des douleurs parfois très fortes, notamment pendant les règles, et peut altérer fortement la qualité de vie des patientes.
En France, près de 2 millions de femmes sont concernées par l’endométriose, une maladie encore trop souvent diagnostiquée tardivement. C'est pour cela qu'une conférence à destination des professionnels est organisée ce jeudi 21 mai à Aurillac (Cantal).
Une conférence médicale organisée à Aurillac
Afin d’améliorer la prise en charge de cette pathologie, le Soroptimist International d’Aurillac organise une conférence médicale ce jeudi 21 mai 2026 à 19 h, à la Maison des sports de la Ponétie à Aurillac (Cantal). Cette soirée est organisée en partenariat avec EndAURA, le réseau régional qui coordonne la prise en charge de l’endométriose en Auvergne-Rhône-Alpes.
La conférence s’adresse aux professionnels de santé.
Deux spécialistes reconnus invités
Deux médecins du centre expert du CHU Estaing de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) interviendront lors de cette conférence et répondront aux questions des professionnels présents.
Le professeur Michel Canis, gynécologue, est reconnu au niveau international pour ses travaux sur l’endométriose. Il sera accompagné du docteur Benoît Chauveau, radiologue spécialisé en imagerie abdomino-pelvienne.
Quatre ans après la stratégie nationale, où en est-on ?
En 2022, le professeur Michel Canis a participé à la stratégie nationale de lutte contre l’endométriose, lancée par le président de la République. Quatre ans plus tard, les avancées sont réelles, mais encore limitées, selon le spécialiste.
On a installé des filières régionales sous l’égide des agences régionales de santé, on a constitué des listes de praticiens qui sont intéressés par l’endométriose et qui sont capables de répondre aux questions. Ça facilite peut-être un peu l’accès aux soins, mais pour les gens qui s’intéressent à cette maladie depuis très longtemps, ça progresse assez peu.
Une meilleure information des femmes
Pour Michel Canis, l’un des principaux progrès réside dans la médiatisation de la maladie.
Les femmes sont en train d’apprendre que ce n’est pas normal d’avoir mal pendant ses règles et qu’il faut consulter pour avoir un traitement.
Quels traitements après le diagnostic ?
Une fois le diagnostic posé, plusieurs solutions existent. "Aujourd’hui, on sait qu’arrêter les règles est un traitement efficace", explique le professeur Michel Canis.
Il existe de nombreux traitements hormonaux capables de stopper les règles. En revanche, il n’existe pas encore d’études permettant de comparer précisément leur efficacité. "On est incapable de dire si un traitement est meilleur qu’un autre", précise-t-il, évoquant aussi de fortes différences de coûts entre les médicaments disponibles.
Informations pratiques
- Conférence médicale sur l’endométriose, jeudi 21 mai 2026 à 19 h
- Maison des sports de la Ponétie, Aurillac (Cantal)
- S'inscrire à la conférence sur l'endométriose à Aurillac
/t:r(unknown)/fit-in/300x2000/filters:format(webp)/filters:quality(100)/radios/totem/images/logo_7Wsh76Ykog.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/ghkOL68kap/image/petit_20261779280560027-format1by1.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/ghkOL68kap/image/5831769424682426-format1by1.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/ghkOL68kap/image/exp_rimentation_rsa1779268996074-format1by1.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/ghkOL68kap/image/conf_mcdo1731515717190-format1by1.jpg)