Publié : 27 février 2026 à 18h18 par Hélène Gosselin
Municipales 2026. Aucune liste du Rassemblement national en Lozère
Alors que le parti d'extrême droite présente un nombre de listes inédit aux élections municipales, en Lozère il n'y est pas parvenu. Mais dans les communes la tendance est de toute façon aux listes "sans étiquette".
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Ce scrutin municipal 2026 voit le nombre de listes du Rassemblement national plus élevé que jamais auparavant. 650 listes ont été comptabilisées contre 400 en 2020. Entre temps, les élections législatives de 2024 ont conféré au parti d'extrême droite des scores inédits. Pourtant, dans certains territoires, l'étiquette RN peine à se faire une place. Exemple en Lozère, qui ne compte aucune liste du parti.
39%. C'est le résultat que le Rassemblement national a atteint au second tour des élections législatives il y a deux ans. Pourtant, le parti d'extrême droite ne présente aucune liste pour les municipales. Le seul candidat potentiel, à Mende, n'a tout simplement pas trouvé 35 personnes pour monter sa liste. Les réactions dans les rues de Mende sont diverses. "C'est dommage, commente un restraité, qui confie ne plus voter par dégoût. Il n'y a qu'eux qui n'ont pas eu le pouvoir, aujourd'hui, il faudrait leur laisser une chance." Pour une passante, la raison en est simple : "Les gens n'osent pas dire, ils ont peur des extrêmes. Ils savent que ça peut leur porter préjudice." Et concernant la différence de score avec les législatives, un trentenaire analyse : "Aux législatives, il y avait un vote de rejet de cet espèce d'establishment qu'on peut avoir en France. Aux Municipales, n'importe quel parti n'arrive pas forcément à faire une liste non plus. Donc que le Rassemblement national ne marche pas en Lozère, tant mieux !" conclut-il.
Effectivement, si l'on regarde les autres listes dans tout le département, les étiquettes ne font pas recette. Une seule se réclame d'une union de partis de gauche. Plusieurs têtes de liste déclarent même ne pas savoir de quel bord sont leurs colistiers. Michel Crespy est politologue à Montpellier. Il souligne que pour les élections municipales, il ne faut pas qu'une seule personne comme aux législatives : "Il faut quand même avoir le nombre de candidats que la loi exige, avec la parité. C'est plus difficile pour un parti d'extrême droite, c'est plus difficile d'ailleurs pour les partis en général cette année." Les élections municipales confèrent aussi une proximité qui change la donne : "À partir du moment où une liste est marquée politiquement, ça lui est beaucoup plus difficile d'attirer des candidats. Cela implique de s'afficher puisque tout le monde voit qu'ils sont candidats : Leurs amis, leurs clients, leurs voisins et un grand nombre de gens ne souhaitent pas s'afficher, surtout sur une liste qui n'est pas certaine de gagner."
Selon les chiffres de Public Sénat, le taux de maires élus sans étiquette politique s'élève à plus de 67% en France.
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