Publié : 5 janvier 2026 à 18h21

Vague de froid : combien sont-ils à craindre de dormir dehors dans nos départements ?

En Aveyron comme dans d'autres départements voisins, le Plan Grand Froid a été activé. A combien de personnes permet-il de venir aide ?

sans abri
Crédit : Christelle PRIEUR de Pixabay

-14 à Salles-Curan, -13 à Saint-Geniez, -11 à Rodez ou Saint-Rome de Cernon…  La région entière est frappée par une vague de froid et les températures minimales recensées la nuit dernière (du 4 au 5 janvier) en attestent, notamment en Aveyron. Même si les nuits suivantes ne battront pas ces chiffres, le mercure ne repassera quasiment nulle part au-dessus de zéro avant jeudi. Un contexte qui rend la vigilance envers les plus précaires d’autant plus indispensable.  

Maraudes plus fréquentes, places d’hébergement d’urgences renforcées, des mesures sont activées par les autorités mais combien de personnes dans nos départements concernent-elles ? Combien sont-ils à risquer de dormir dehors par ce froid glacial ? « C’est très difficile à quantifier parce que ces gens ne se présentant pas forcément à nous », explique Sébastien Gisquet,  Président de la délégation Territoriale de la Croix-Rouge Aveyron...  «  Il y a aussi des gens qui vont venir à nous une fois, puis on ne va pas les revoir ». Néanmoins, Sébastien Gisquet évalue à une trentaine  le nombre de personnes à qui les associations viennent en aide lors de ce type d’épisodes sur Rodez. Et une quinzaine sur le Millavois. Sur le reste du département, les associations ne peuvent pas forcément assurer de maraudes mais Sébastien Gisquet rappelle que des places sont réservées un peu partout lors des Plans ou des alertes Grand Froid. « C’est une obligation légale. Sur le département de l'Aveyron, ce sont des places d'hébergement en plus dans des foyers de vie qui sont ouvertes et même des hébergements hôteliers ».

Un toit mais pas forcément de chauffage

D’autres personnes souffrent de cette vague de froid bien qu’elles aient un toit… Celles qui n’ont pas les moyens de se chauffer correctement et/ou mal équipées. « On a des gens qui sont en grande précarité, dont les logements sont des passoires énergétiques  qui viennent aussi nous rencontrer parce qu'ils ont froid. On va à la rencontre de ces personnes là, toujours en lien avec les travailleurs sociaux de la ville ou des autres associations. On travaille en collaboration et on partage des frais, on aide à payer les factures… ». Et Sébastien Gisquet observe une progression de cette population là. « Des étudiants, des personnes âgées, des travailleurs pauvres ».

Pour rappel, il faut appeler le 115 si vous rencontrez une personne en situation de vulnérabilité au froid.