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Fabien Taccard Blanchin - Journaliste

US Montauban : Vaiolini Ekuasi, la puissance venue du Super Rugby, a conquis Sapiac

Arrivé cet été à l’US Montauban pour deux saisons, Vaiolini Ekuasi s’est rapidement imposé dans le collectif vert et noir. Le troisième ligne tongien découvre à la fois la Pro D2, Sapiac et la ville de Montauban. Un environnement qu’il apprécie déjà, avec en ligne de mire de grandes ambitions.

Vaiolini Ekuasi, numéro 8 de Montauban
Vaiolini Ekuasi, numéro 8 de Montauban
Crédit : @USM Sapiac

C’était l’un des nouveaux visages du pack montalbanais, Vaiolini Ekuasi n’a pas mis longtemps à trouver sa place à Sapiac. En provenance de la Western Force, en Australie, le Tongien a rejoint l’US Montauban à l’issue de la saison de Super Rugby.

Passé auparavant par les Blues et les Melbourne Rebels, Ekuasi s’est progressivement affirmé comme l’un des hommes forts du pack de Perth avant de tenter l’aventure française.

Et son intégration semble déjà réussie. "Je me sens bien. Il y a beaucoup de bonnes personnes ici, surtout au club, qui nous font nous sentir les bienvenus", explique-t-il. Le troisième ligne dit également avoir rapidement perçu l’attachement de la ville à son équipe : "On voit la passion de la ville et la façon dont les gens soutiennent l’équipe. Ça compte beaucoup et ça nous pousse chaque semaine à être meilleurs."

 

Une découverte de la ville et de son identité

Durant la préparation estivale, le groupe a multiplié les moments de cohésion. L’occasion pour la recrue de découvrir Montauban autrement que par le rugby. "Pendant la présaison, nous avons fait quelques activités ensemble. Nous avons découvert des endroits où manger, où partager un verre entre nous."

Le joueur de 24 ans évoque également le patrimoine local qui l’a marqué dès son arrivée. "Il y a une histoire riche ici, cela se voit dans les bâtiments. C’est quelque chose de très spécial."

 

 

Un profil physique assumé

S’il a choisi Montauban, c’est aussi pour relever un nouveau défi sportif. Découvrir la Pro D2 faisait partie de ses motivations, tout comme l’idée d'apporter ses qualités au collectif montalbanais. "C’était une belle opportunité de vivre quelque chose de nouveau. J’espère laisser ma marque avec le profil que j’ai au poste de numéro 8."

Et lorsqu’on lui demande s’il se considère comme un numéro 8 physique, sa réponse est sans détour : "Oui, j’aime penser que je le suis. L’impact physique est probablement l’une des choses dont je suis le plus fier chaque semaine."

 

Un groupe ambitieux malgré une marge de progression

Après les premières journées de championnat, celui qui a déjà inscrit un essai sous ses nouvelles couleurs, estime que l’USM peut encore hausser son niveau de jeu. "Nous savons que nous pouvons être meilleurs. Sur certains aspects nous avons été très bons, sur d’autres nous pouvons encore progresser."

Le Tongien voit toutefois un point positif dans cette exigence collective : le groupe n’est pas totalement satisfait malgré les premiers résultats obtenus.

Pour lui, la première victoire décrochée à Nevers a aussi eu une importance particulière. "On a vu ce que cette première victoire représentait après la saison difficile de l’an dernier. Cela signifie beaucoup pour le groupe et nous motive à continuer à gagner."

 

 

Voir grand avec l’USM

Le troisième ligne, 2e joueur le plus utilisé (5 matches, 4 titularisations, 335 minutes) par son staff sur ces 5 premières journées après Johnny Matthews,  ressent également l’apport des nombreux nouveaux joueurs arrivés à l’intersaison. Selon lui, ces nouvelles voix participent à la dynamique actuelle du groupe.

Et quand il évoque l’avenir, ses ambitions sont claires. "J’aimerais gagner le championnat ici et atteindre le Top 14 avec ce groupe. Je sens que nous pouvons être forts ensemble." Un discours ambitieux pour une recrue qui, en quelques semaines seulement, semble déjà avoir trouvé ses marques à Sapiac. Et s’être largement fait adopter par son nouveau peuple.