Publié : 6h40 par La rédaction
Stéphane Mazars : ses priorités pour Rodez
À la veille de son élection officielle ce vendredi 27 mars 2026, le futur maire de Rodez détaille ses priorités, ses projets et sa méthode pour le début du mandat.
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Crédit : Stéphane DAVID TOTEM
Le conseil municipal de Rodez (Aveyron) se réunira à 19 h ce vendredi 27 mars 2026. Stéphane Mazars sera officiellement maire à cette occasion, prenant la suite de Christian Teyssedre. Quelques heures avant ce conseil municipal, Stéphane Mazars a reçu Jean-Charles Virlogeux pour répondre aux questions de Totem. Il dévoile notamment le nom de sa 1ère adjointe et les grandes lignes des premiers mois de mandat qui l'attendent.
La campagne
Quand avez-vous vraiment su que vous alliez devenir maire de Rodez (Aveyron) ?
"On a toujours un doute sur le résultat du scrutin. Quand je me suis engagé dans cette campagne, c’était bien sûr pour gagner. J’ai senti une bascule au moment où nous avons diffusé notre programme 'Rodez pour la vie'. Sur le terrain, les habitants nous ont tout de suite reconnu un travail sérieux, des propositions crédibles. Puis le sondage rendu public a confirmé cette dynamique : nos concitoyens ont senti que c’était possible. À partir de là, nous avons été portés jusqu’au premier tour".
Cette élection est-elle un cheminement naturel dans votre parcours politique ?
"Rien n’est jamais tracé d’avance. J’ai été adjoint aux sports à Rodez et j’ai beaucoup aimé cette action locale, concrète, au plus près des gens. Ensuite, j’ai eu des responsabilités nationales passionnantes au Sénat puis à l’Assemblée nationale, notamment comme vice‑président de la commission des lois. Je me suis engagé sur des sujets majeurs comme la sécurité, la justice ou l’organisation territoriale, et j’ai été rapporteur de la loi permettant l’accueil des Jeux Olympiques 2024. J’avais envie de revenir au local avec cette expérience, ces bonnes pratiques et ce réseau. C’est le bon moment de ma vie pour le faire, et j’avais aussi envie d’une aventure collective, contrairement à une législative où l’on est davantage seul".
Avez-vous eu peur que le tract de dernière minute, promettant de l'argent pour les enfants inscrits dans les établissements scolaires, fasse bouger les lignes ?
"Sur la forme, je l’ai critiqué. Je pense qu’on ne gagne pas à nourrir la campagne d’attaques ou d’annonces tardives. Ce tract aurait pu faire annuler les élections : c’était une mesure non discutée, publiée à moins de 48 heures du vote, nous empêchant d’y répondre. Nous aurions certainement intenté un recours si nous avions perdu d'une courte tête, par exemple. Sur le fond, cela pose un problème d’éthique politique. Beaucoup de Ruthénois m’ont dit que cela ne leur ressemblait pas".
Quelle gouvernance ?
Comment s’est déroulée votre rencontre avec Christian Teyssèdre pour préparer le passage de relais ?
"Je tenais à ce rendez-vous. Il me semblait important qu’après 18 ans aux responsabilités, le maire sortant me mette au courant des dossiers sensibles. Deux contentieux m’inquiètent particulièrement : celui de l’ancien Carrefour Market et celui lié à l’effondrement de terrain près du centre des impôts. Je souhaitais un éclairage précis et exhaustif, mais je suis resté un peu sur ma faim. Nous sommes restés sur des généralités. Ce n’est pas grave : les services municipaux, eux, restent, et nous prendrons les dossiers à bras‑le‑corps".
Craignez-vous que les tensions de campagne se prolongent avec l’opposition ?
"J’espère un débat apaisé au conseil municipal. Je quitte l’Assemblée nationale où certains propos ont beaucoup décrédibilisé le débat public. Je crois profondément à la capacité de faire ensemble. Il y a eu 40 % d’abstention : cela doit nous interroger. La démocratie est fragile. Comme le disait Mona Ozouf : 'La violence des mots précédait souvent la violence des actes'. À nous d’être responsables".
Avez-vous déjà décidé de la répartition des responsabilités dans votre équipe ?
"Oui. Nous proposerons une liste de dix adjoints. Ce sont des personnes engagées, avec des expériences diverses. Ma première adjointe sera Élodie Peyrouti, issue du monde associatif. C’est son premier mandat, mais elle dispose d’une grande expérience et d’une vraie reconnaissance dans ce milieu".
Avez-vous déterminé qui présidera Rodez Agglomération ?
"Pour l’instant, nous sommes sur les municipales. Nous discuterons lorsque tous les maires seront installés. Rodez, en tant que ville préfecture et ville centre, doit porter une voix forte et fédératrice".
Ses projets pour Rodez
Y a-t-il un projet symbole que vous souhaitez lancer rapidement ?
"L’audit sera déterminant, car plusieurs bâtiments nécessitent une intervention urgente. Mais nous avons un projet emblématique : le ruban vert entre les haras et Layoule. Les haras sont un patrimoine fabuleux que nous voulons faire vivre toute l’année. Layoule est un espace naturel qu’il faut préserver. Entre les deux, nous voulons aménager le boulevard pour les mobilités douces, valoriser les escaliers, les fenestras et repenser le parvis du musée Denys‑Puech".
Tenez-vous toujours à votre projet de maison de santé de spécialistes ?
"Oui. Nous manquons de spécialistes : dermatologues, gynécologues, ophtalmologues… Pour les attirer, il faut un site iconique. Nous pensons toujours que les haras s’y prêtent, même si l’ancienne Chartreuse doit être expertisée plus précisément".
Festivada : la prochaine édition sera-t-elle impactée par votre volonté de changer la gestion ?
"Non. Tous les engagements pris pour Festivada 2026 seront respectés. Pour les éditions futures, réfléchir à un autre mode de gestion nous semble plus économe que la régie municipale".
Le marché reviendra-t-il place de la Cité dès ce samedi ?
"Non. Mais c’est quelque chose que nous voulons mettre en place rapidement. Les marchands non sédentaires veulent que cela soit construit avec eux. Il faudra aussi travailler avec les commerçants installés. Nous espérons un retour avant l’été, même si certains commerçants pensent avoir besoin d'attendre septembre pour être prêts".
Rodez a connu de nombreux grands projets structurants depuis le début du siècle. Aujourd'hui, l’heure est-elle davantage aux ajustements, l'accompagnement, la rénovation ?
"Oui, une phase de rénovation s’impose. Certains équipements prennent l’eau, comme le gymnase Ginette‑Mazel ou la MJC. Il faudra réinvestir. Mais cela n’empêche pas de se projeter. La rénovation des haras et de la Chartreuse, la végétalisation des boulevards, la mise en valeur des fenestras… Tout cela doit devenir une nouvelle signature pour Rodez".
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