Publié : 8h20 par FTB

Saint‑Étienne‑de‑Tulmont : la salle des fêtes finalement rendue au candidat Robin Raujol

À Saint‑Étienne‑de‑Tulmont, la campagne électorale a pris un tour judiciaire inattendu. La réunion publique du candidat Robin Raujol, menacée d’annulation après la réquisition de la salle des fêtes par le maire, pourra finalement se tenir. Le tribunal administratif a pointé plusieurs incohérences dans la décision municipale.

Mairie de Saint-Etienne de Tulmont
Mairie de Saint-Etienne de Tulmont
Crédit : @CaptureÉcran GoogleMap

 

Un rebondissement dans la campagne municipales de Saint‑Étienne‑de‑Tulmont. À deux semaines du scrutin, la tension est montée d’un cran avec la décision d'Eric Massip, maire de la commune, de réquisitionner la salle des fêtes. Empêchant de fait la tenue de la réunion publique prévue le 11 mars par Robin Raujol, candidat de la liste « Saint‑Étienne‑de‑Tulmont, on passe à l’action ». Une mesure qui a rapidement été contestée devant le tribunal administratif de Toulouse, saisi en urgence.

 

UNE DECISION MUNICIPALE JUGEE « INCOHERENTE »

Lors de l’audience en référé ce mardi 24 février, le maire (absent mais représenté par son avocat) a dû justifier cette réquisition, notifiée le 16 février.
Selon le communiqué du candidat, les observations du juge ont mis en lumière plusieurs incohérences dans l’argumentaire municipal. Résultat : le maire a retiré sa décision, reconnaissant que la commune devait « revoir son organisation interne » pour permettre la réunion.

 

Un revirement salué par l’équipe de Robin Raujol, même si celui‑ci regrette qu’il ait fallu saisir la justice pour faire respecter l’égalité d’accès aux équipements publics, principe fondamental en période électorale.

 

UNE AFFAIRE QUI RELANCE LE DEBAT SUR LE PLURALISME DEMOCRATIQUE

Pour le candidat, ce retrait tardif met surtout en lumière une atteinte au pluralisme démocratique. Il déplore aussi les coûts d’une procédure contentieuse engagée, selon lui, « pour obtenir ce qui aurait dû être accordé naturellement dans une démocratie locale apaisée ».

Malgré cette passe d’armes, l’essentiel est désormais acté : la réunion publique du 11 mars 2026 pourra bien se tenir. L’équipe assure rester « pleinement mobilisée » et donne déjà rendez‑vous aux habitants.