Publié : 2 mars 2026 à 8h07 par FTB avec SC
Municipales à Moissac : quatre candidats, quatre visions pour l’avenir de la ville
À Moissac, la campagne des municipales est entrée dans le vif. Les quatre candidats présentent leurs priorités : santé, sécurité, attractivité économique et cadre de vie. TOTEM fait le point sur leurs propositions à l’approche du scrutin.
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Moissac s’apprête à choisir son maire, et les visions pour l’avenir divergent très nettement. Chacun des quatre candidats en lice pour la 3e commune du département en terme de population, détaille ses priorités pour répondre aux attentes des habitants. Santé, sécurité, logement, tourisme ou développement économique : les enjeux locaux structurent la campagne dans cette ville du Tarn-et-Garonne.
ROMAIN LOPEZ : LA CONTINUITÉ DU MANDAT SORTANT
Le maire sortant affilié RN, Romain Lopez (37 ans), mise avec sa liste « Plus loin ensemble » sur la stabilité et la poursuite des actions engagées depuis 2020. Ses deux priorités restent :
- La santé, avec la finalisation de la maison de santé
- La sécurité, via le maintien de la vidéoprotection et d’une politique de fermeté
Côté économie, il met en avant les deux piliers historiques :
- l’agriculture, particulièrement la production fruitière
- le tourisme, avec la valorisation du patrimoine UNESCO et des bords du Tarn
Sur le logement, il veut renforcer le permis de louer et maintenir une régulation des meublés touristiques. Une attention particulière est portée à l’attractivité médicale et à l’accueil des internes.
SEVERINE LAURENT : SANTÉ, SECURITÉ ET “MOISSAC CAPITALE DU FRUIT”
Entrepreneure touristique, Séverine Laurent (51 ans), Divers Gauche, revendique une liste transpartisane et citoyenne « Union Citoyenne Moissagaise », fait de deux urgences ses piliers :
- La santé, avec un dossier déposé auprès de la Région dès le lendemain de l’élection pour recruter des médecins salariés
- La sécurité, via le rétablissement du CLSPD, arrêté en 2020, et une stratégie fondée sur la médiation et la présence de terrain
Sa démarche se veut transpartisane et participative, nourrie par deux ans de travail et un programme structuré autour de trois actions : protéger, concerter, dynamiser.
Côté économie, elle veut faire de Moissac la « Capitale du Fruit » avec :
_des formations en arboriculture
_un pôle de recherche sur l’adaptation climatique
_des ateliers de transformation
_un espace “Maison du Fruit”
_et le retour d’une grande Fête des Fruits
Sur le tourisme, elle propose un Office de tourisme au bord du Tarn, le développement du fluvial, du vélo, de la signalétique et la création d’un musée Firmin Bouisset à Moissac.
Son programme logement prévoit : lutte contre l’insalubrité, renforcement du permis de louer et encadrement des locations type Airbnb.
ESTELLE HEMMAMI : UN “BOUCLIER MUNICIPAL” POUR LE POUVOIR D’ACHAT ET UNE ORIENTATION SOCIALE ASSUMÉE
Pour Estelle Hemmami (50 ans), la priorité de sa liste d’union de gauche « Moissac Fièr·e·s et solidaire·s » est le pouvoir d’achat, avec un “bouclier municipal” incluant, entre autres, la cantine à 1 euro. La santé est l’autre urgence :
- création d’une maison de garde de nuit
- étude d’un centre de santé avec médecins salariés
- constat d’un projet de maison de santé toujours pas abouti
Le volet économique s’appuie sur le tourisme culturel : valorisation du cloître, résidences spécialisées autour de l’art roman, et rénovation des berges jusqu’à l’esplanade des Justes pour dynamiser le fluvial.
En urbanisme, elle propose :
_un travail avec l’État sur la taxe foncière
_un plan guide d’aménagement
_une navette municipale reliant quartiers et zone commerciale.
Pour la sécurité, elle défend une police municipale de proximité et une évaluation de l’efficacité des caméras. Elle propose aussi la création d’un pôle Culture & Sport et d’une école des arts, avec une dynamique associative relancée.
JULES DUFFAUT : RÉINDUSTRIALISER, LIBÉRER DU FONCIER ET REVOIR LE PPRI
Pour Jules Duffaut (23ans), candidat Horizon de la liste « Un autre avenir» deux urgences s’imposent :
- Fixer enfin l’emplacement de la maison de santé, en attente depuis sept ans,
- Lutter contre un chômage à 19 % en révisant le PPRI pour libérer du foncier industriel.
En sécurité, il note que vols et cambriolages ont augmenté et propose une brigade autonome de gendarmerie, des VTT électriques pour la police municipale ou encore une modernisation préalable du système de caméras existant.
Sur le logement, il veut lutter contre les immeubles insalubres avec un poste dédié au contrôle des mises en location et une régulation d’Airbnb. Son projet touristique vise à faire de Moissac une destination avec activités nautiques, tourisme vert, gastronomie et fluvial renforcé. Côté mobilité, il propose 80 nouvelles places de stationnement à durée limitée et des navettes intercommunales, financées en partie par les enseignes commerciales.
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- Sécurité : continuité et renforcement des moyens
Certains estiment que la vidéoprotection ne suffit pas. Quelle est votre position ?
Romain Lopez : "La vidéoprotection n’est pas l’unique réponse, mais c’est un outil indispensable. Elle permet d’identifier les auteurs d’infractions et de dissuader certains actes. Nous avons investi pour moderniser et étendre le réseau de caméras, tout en renforçant les effectifs municipaux. La sécurité repose sur plusieurs leviers : présence sur le terrain, coordination avec la gendarmerie nationale et réponses judiciaires adaptées. Nous poursuivrons cet effort en maintenant une politique claire : tolérance zéro face aux incivilités et aux actes de délinquance."
- Développement économique : consolider les atouts locaux
Comment comptez-vous agir sur l’économie et l’emploi ?
RL : "Moissac dispose de deux piliers économiques : l’agriculture et le tourisme. Sur l’agriculture, notre territoire est reconnu pour sa production fruitière, notamment la pomme. Il faut continuer à soutenir les filières locales, accompagner les exploitants face aux défis climatiques et encourager les circuits courts. Sur le tourisme, Moissac possède un patrimoine exceptionnel, avec l’abbatiale et son cloître classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. Nous devons consolider l’attractivité de la ville en améliorant l’accueil et en valorisant nos atouts naturels, notamment les bords du Tarn et le tourisme fluvial. L’objectif est clair : renforcer l’attractivité pour soutenir le commerce local et l’emploi."
- Urbanisme et logement : régulation et rénovation
La question du logement reste sensible. Que proposez-vous ?
RL : "Nous avons mis en place le permis de louer afin de lutter contre l’habitat indigne. Ce dispositif doit être poursuivi et renforcé pour garantir des conditions de logement dignes. Nous continuerons également à mobiliser les dispositifs d’aide à la rénovation, notamment en lien avec les partenaires institutionnels, afin de soutenir les propriétaires qui souhaitent réhabiliter leurs biens. Concernant les locations de courte durée, une régulation équilibrée doit être envisagée afin de préserver l’accès au logement pour les habitants tout en maintenant une activité touristique."
- Santé : finaliser la maison de santé et renforcer l’attractivité
Où en est le projet de maison de santé ?
RL : "Le projet est engagé, avec des financements votés au niveau intercommunal. Il s’agit désormais d’aboutir concrètement. Nous poursuivrons le travail avec les professionnels de santé regroupés en maison de santé pluriprofessionnelle, ainsi qu’avec l’hôpital local. L’attractivité médicale passe aussi par l’accueil des internes et par la qualité des infrastructures proposées. L’enjeu est d’inscrire Moissac dans une dynamique durable pour attirer et stabiliser des médecins."
- Une ligne de conduite : stabilité et fermeté
RL : "Depuis 2020, nous avons posé des bases solides en matière de sécurité, de gestion budgétaire et d’attractivité. Un nouveau mandat permettrait de consolider ces actions et d’achever les projets engagés, notamment sur la santé et le développement économique. Notre ligne reste la même : pragmatisme, fermeté et défense des intérêts des Moissagais."
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- Une démarche transpartisane et participative
Votre candidature est une première en tant que tête de liste. Quelle est la particularité de votre démarche ?
Séverine Laurent : "Nous avons voulu dépasser les clivages politiques traditionnels. Notre liste rassemble des personnalités de droite, de gauche, du centre et des citoyens sans étiquette, toutes ancrées localement. Nous travaillons depuis près de deux ans, avec près d’une centaine d’habitants qui ont contribué à l’élaboration du programme. Notre projet repose sur trois axes : protéger (garantir l’accès aux soins, assurer la sécurité et anticiper les effets du changement climatique). Concerter (associer les habitants aux décisions). Dynamiser : relancer l’économie et redonner de l’élan à la ville".
- Développement économique : faire de Moissac la « Capitale du Fruit »
Comment comptez-vous agir sur l’emploi et le développement économique ?
SL : " Moissac possède deux atouts majeurs : l’agriculture et le tourisme. Nous sommes un territoire d’excellence, notamment premier producteur de pommes, avec également des kiwis, prunes, melons, fraises ou cerises. Nous portons le projet « Moissac Capitale du Fruit », qui vise à structurer un véritable écosystème : attirer des organismes de formation en arboriculture, développer la recherche sur l’adaptation climatique, implanter des ateliers de transformation via des appels à projets, créer une Maison du Fruit, espace pédagogique et sensoriel valorisant notre savoir-faire, relancer la Fête des Fruits pour en faire un rendez-vous national sur une semaine.
Aujourd’hui, Moissac est une ville de passage. Nous voulons en faire une destination. Nous proposons de déplacer l’Office de tourisme au bord du Tarn, avec un parking bus aménagé, afin d’inciter les visiteurs à traverser la ville (port, église Saint-Jacques, rue des Arts, commerces). Nous souhaitons aussi : développer le tourisme fluvial, renforcer la location de vélos avec des parcours sécurisés, améliorer la signalétique, enrichir l’offre culturelle. Nous voulons notamment créer à Moissac le musée de l’affichiste Firmin Bouisset, aujourd’hui installé à Castelsarrasin. Nous souhaitons également valoriser les grandes figures locales, comme Camille Delthil, afin que les habitants se réapproprient leur patrimoine."
- Logement : lutter contre l’insalubrité et encadrer les locations
Quelles sont vos propositions sur le logement ?
SL : "Le centre-ville souffre de mal-logement et de situations d’insalubrité. Nous interdirons la transformation de locaux commerciaux en logements en rez-de-chaussée avec vitrine. Nous renforcerons le permis de louer pour mieux encadrer les logements indignes, tout en poursuivant les dispositifs d’aide à la rénovation avec l’ANAH (Agence Nationale d'Amélioration de l'Habitat). Nous accentuerons l’adaptation des logements pour les personnes âgées ou à mobilité réduite. Enfin, nous encadrerons le développement des locations de courte durée type Airbnb, afin d’éviter une « hôtellisation » excessive du centre-ville."
- Sécurité : prévention, proximité, sanction
Quelle est votre position sur la vidéoprotection et la police municipale ?
SL : "La vidéoprotection n’est pas une politique en soi. Elle peut limiter certaines incivilités, mais elle ne suffit pas à traiter les délits plus graves. Près de 742 000 euros ont été investis récemment dans de nouvelles caméras, sans qu’aucune étude d’efficacité ne soit présentée. Notre politique reposera sur trois piliers : Prévention (médiateurs de rue), Proximité (agents référents par quartier), Sanction quand nécessaire. Nous privilégierons les patrouilles à pied, à vélo ou en trottinette pour renforcer le lien avec la population. Un adjoint expérimenté en matière de sécurité pilotera cette politique."
- Santé : une politique offensive d’attractivité médicale
Comment lutter contre la désertification médicale ?
SL : "Nous voulons conjuguer médecins salariés et libéraux. Dès notre arrivée, nous engagerons un partenariat avec la Région pour recruter des médecins salariés. Nous travaillerons à la création d’un espace communal de santé, en coopération étroite avec : la Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS), la Maison de santé pluriprofessionnelle, l’hôpital de Moissac.
Nous mènerons une politique active d’attractivité : nomination d’un élu délégué à l’attractivité médicale, accompagnement des internes, amélioration de leurs conditions d’accueil et de logement, notamment en lien avec Montauban où certains sont actuellement hébergés. L’objectif est clair : attirer des médecins, mais surtout les convaincre de s’installer durablement à Moissac."
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- Priorité n°1 : un « bouclier municipal » pour le pouvoir d’achat
Quelle est votre priorité pour Moissac ?
Estelle Hemmami : "Notre première proposition est très claire : mettre en place un bouclier municipal pour protéger les familles moissagaises face à la hausse des coûts. Concrètement, cela passe par une baisse de certains tarifs municipaux et par l’amélioration des services publics. Un exemple emblématique : la cantine à 1 euro. L’objectif est de soutenir directement le pouvoir d’achat des ménages. Lors du porte-à-porte, deux préoccupations majeures sont revenues : le pouvoir d’achat et la santé. Ce sont les attentes prioritaires des habitants."
- Santé : maison de garde de nuit et centre de santé
Moissac est-elle menacée par la désertification médicale ?
EH : "Oui. Moissac n’est pas un cas isolé, mais la situation est préoccupante. Plusieurs médecins partiront à la retraite dans les cinq prochaines années. Il est urgent d’anticiper. Nous proposons la création d’une maison de garde de nuit pour pallier la fermeture des urgences le soir et le week-end. C’est un point différenciant de notre programme. Nous souhaitons également étudier la mise en place d’un centre de santé avec des médecins salariés. Cela permettrait de sécuriser l’offre de soins. Nous ne remettons pas en cause la maison de santé en cours de projet, mais nous constatons qu’elle n’a toujours pas abouti."
- Développement économique : miser sur un tourisme culturel spécialisé
Quelles sont vos propositions pour l’économie et l’emploi ?
EH : "Le maire n’a pas la main directe sur l’emploi, mais il peut créer les conditions favorables. Nous voulons articuler développement économique et tourisme. Nous trouvons regrettable que le potentiel exceptionnel du cloître et de l’art roman ne soit pas davantage exploité. Le cloître est reconnu mondialement. Nous proposons de développer des colocations ou résidences spécialisées autour de l’art roman, en lien avec des universitaires et des professionnels, afin d’attirer un public spécifique et diversifié. Les entrées au cloître ont diminué par rapport aux années précédentes. Il est possible d’inverser la tendance par des initiatives ciblées, rapides et peu coûteuses."
- Logement : agir sur le foncier pour réhabiliter le centre-ville
Le logement est un sujet sensible à Moissac. Que proposez-vous ?
EH : "Le centre-ville compte de nombreux logements insalubres. Ils ne permettent pas d’accueillir dignement des familles ou des personnes âgées. Nous souhaitons travailler avec l’État sur la question de la taxe foncière, particulièrement élevée à Moissac. L’objectif serait d’agir sur cette assiette pour permettre aux propriétaires de réaliser des travaux de rénovation. Il s’agit d’améliorer l’habitat existant et de rendre la ville plus attractive pour de nouvelles familles."
- Sécurité : priorité à la proximité
Quelle est votre position sur la sécurité ?
EH : "L’État est responsable de la répression des infractions. La commune doit assurer la sûreté de proximité et la prévention. Nous ne sommes pas opposés aux caméras, mais leur efficacité doit être démontrée. Elles représentent un coût important — 700 000 euros supplémentaires ont été annoncés — sans données précises sur les résultats obtenus. Nous privilégions une police municipale de proximité, présente sur le terrain et en lien direct avec la population."
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- Santé : fixer la maison de santé
Quelle proposition sur le plan de la santé ?
Jules Duffaut : "Moissac est confrontée au problème de la désertification médicale. Comme beaucoup de communes françaises, nous manquons de médecins. Or, à Moissac, cela fait sept ans que l’on tergiverse sur l’emplacement d’une maison de santé, alors que des communes voisines ont déjà avancé. Mon premier engagement est donc clair : fixer définitivement l’emplacement de la maison de santé afin de lancer les travaux au plus vite. Aujourd’hui, une maison de santé est indispensable pour attirer de jeunes praticiens.
- Sécurité : efficacité et présence renforcée
Le maire sortant a fait de la sécurité une priorité, notamment via la vidéoprotection. Quelle est votre position ?
JD : "Les habitants sont très attachés à la tranquillité publique. Or, malgré l’augmentation du nombre de caméras et des effectifs de police municipale, les résultats ne sont pas au rendez-vous. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : les vols et cambriolages sont passés de 9,96 faits pour 1 000 habitants en 2020 à 12,49 en 2024. Il faut donc une politique d’efficacité. Nous proposons de demander à l’État la création d’une brigade de gendarmerie autonome. Aujourd’hui, la zone couverte est trop vaste, ce qui limite la présence effective sur la commune. La police municipale ne peut pas suppléer indéfiniment la gendarmerie nationale.
Concernant les incivilités (stationnements gênants, dépôts sauvages, dégradations), nous souhaitons renforcer la proximité en équipant la police municipale de VTT électriques pour intervenir plus efficacement en centre-ville. Enfin, avant d’installer de nouvelles caméras, il faudra moderniser et assurer le bon fonctionnement du parc existant."
- Logement et urbanisme : lutter contre l’insalubrité
Que proposez-vous sur le logement et l’urbanisme ?
JD : "Moissac fait face à des situations préoccupantes : immeubles menaçant ruine, logements insalubres, notamment pour des travailleurs saisonniers. Le permis de louer existe, mais il repose essentiellement sur une déclaration préalable. Les fraudeurs échappent donc souvent au dispositif. Nous proposons la création d’un poste dédié au contrôle des mises en location. L’objectif est de vérifier que toute annonce publique (sites spécialisés, réseaux sociaux, etc.) correspond bien à une déclaration conforme. Il faudra également réguler le développement des locations de courte durée type Airbnb, qui accentuent la tension sur le marché locatif."
- Tourisme : passer du tourisme de passage à une destination
Le tourisme peut-il être un levier économique ?
JD : "Moissac dispose d’un patrimoine exceptionnel, notamment l’abbatiale et son cloître classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, ainsi qu’un cadre naturel remarquable entre Tarn et canal. Mais le problème est clair : nous avons un tourisme de passage, pas un tourisme de destination. L’offre d’activités est insuffisante. Il faut développer : le tourisme fluvial, les activités nautiques (ski nautique, canoë), des équipements ludiques pour les familles, le tourisme vert (VTT, randonnée), la valorisation gastronomique autour de la production fruitière locale. L’objectif est de faire de Moissac une véritable destination, ce qui demandera un travail de long terme."
- Développement économique : réindustrialiser Moissac
Quelles sont vos ambitions en matière de développement économique ?
JD : "Je veux réindustrialiser Moissac. Cela passe d’abord par la révision du PPRI pour libérer du foncier. Ensuite, nous devons intégrer Moissac dans les réseaux économiques toulousains. Des groupes comme Airbus et Thales disposent de nombreux sous-traitants. Moissac peut devenir une terre d’accueil attractive grâce à : un foncier moins cher,une main-d’œuvre disponible, des dispositifs fiscaux incitatifs. On ne peut pas se satisfaire d’un chômage à 19 %. Le développement économique est la condition pour attirer de nouvelles familles."
- Mobilités et stationnement
Quelles propositions sur les déplacements et la vie associative ?
JD : "Le stationnement est un problème majeur, notamment les jours de marché. Nous proposons la création de 80 places de stationnement à durée limitée à proximité immédiate du centre-ville, avec une intégration paysagère soignée. Nous souhaitons également créer, en lien avec la communauté de communes, une flotte de navettes intercommunales desservant les quartiers et les zones rurales. Elles seraient prioritairement destinées aux personnes âgées et aux jeunes. Un financement partiel pourrait être assuré par les grandes enseignes locales, qui bénéficieraient directement d’un meilleur accès à leurs commerces."
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