Municipale 2026 à Montauban : "Je ne suis pas le cheval de Troie du PRG"
Il ne s’était jamais lancé en politique et n’avait jamais participé à aucune élection : le cardiologue Jean-Philippe Labarre est aujourd’hui tête de liste de Nouveau Montauban. Cette liste se présente en dehors des partis et des extrêmes. Entretien.
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On les remarque avec leurs écharpes vert pomme autour du cou, les candidats de la liste Nouveau Montauban organisent ce jeudi 15 janvier 2026 une soirée à la salle des fêtes du Carreyrat à 19h à Montauban (Tarn-et-Garonne). A cette occasion, ils dévoileront les 50 noms qui composent l'équipe prête à conquérir la mairie de la cité d'Ingres. Sa tête de liste, le cardiologue Jean-Philippe Labarre, 66 ans, a accordé une interview à TOTEM.
Comment vous êtes-vous retrouvé dans cette aventure ? Jusqu'ici, vous n'aviez jamais fait de politique, vous ne vous étiez jamais engagé.
Effectivement, je ne m'étais jamais engagé en politique. On a toujours des idées politiques, mais en tout cas, pas d'engagement partisan. Avec mon épouse Isabelle, qui est diabétologue, que les gens connaissent bien, nous nous sommes posés vraiment la question en termes de citoyens, de vers qui nous allions nous tourner pour ces prochaines élections municipales. Force est de constater que le schéma de vision de ce qui nous est proposé est assez catastrophique. Quand nous avons vu émerger ce mouvement citoyen Nouveau Montauban qui a eu la force de mettre en avant des académies citoyennes pour aller vraiment au plus près du citoyen, pour coconstruire des idées, nous y sommes allés une fois, deux fois, trois fois. À un moment donné, quelqu'un est venu vers moi en me disant que j'avais l'air de répondre et de cocher toutes les cases pour tirer une liste citoyenne. J'ai accepté d'autant plus que je me suis retrouvé en collaboration avec Brigitte Lamouri, qui est une colistière absolument formidable.
Des nombreuses personnes affiliées au Parti Radical de Gauche figurent dans ce mouvement y compris dans votre équipe de campagne. Que répondez-vous à ceux qui disent que c'est une liste Parti radical de gauche qui ne dit pas son nom ?
Nous sommes l'illustration de ce que nous voulons, c'est à dire un rassemblement de personnes qui ont des idées différentes. Nous avons des gens qui sont franchement sur une droite républicaine et des gens qui sont sur une gauche républicaine et modérée. Et c'est ça qui nous a intéressé. Les gens initialement dans des partis sous des chapelles partisanes ont fait le choix de véritablement laisser cette étiquette à l'entrée de la pièce. Je ne suis pas le cheval de Troie du PRG. Jean-Michel Baylet qu'on nous a souvent étiqueté comme étant un soutien majeur, n'est jamais intervenu une seule fois dans cette liste. Nous sommes des gens qui voulons être en dehors des partis, et c'est quelque chose qui nous tient vraiment à cœur. C'est très clairement des déstabilisations que l'on voit apparaître, qui sont faciles, puisque si vous collez une étiquette sur quelqu'un, ça vous permet de le stigmatiser. On a tendance souvent à nous agglomérer avec une gauche, ce qui n'a absolument strictement aucun sens. Et ça permet, si vous voulez, après, de jeter un certain discrédit, une confusion sur des gens qui, du moment qu'il y aurait quelque chose qui tient de la gauche, seraient en incapacité de rejoindre une liste comme celle-là. Nous, notre liste, elle est absolument rassembleuse, et je peux vous assurer qu'en aucun cas, c'est une liste radicale de gauche. D'ailleurs, il a fallu intenter une action contre un institut qui officie dans la région de Montpellier, et qui s'est cru bon d'envoyer un pseudo-sondage à des gens, dans lequel on nous collait l'étiquette PRG. Encore une fois, c'est une fake news qu'il faut absolument combattre, et nous la combattrons à un niveau juridique, s'il le faut, très clairement.
Vous défendez une coconstruction, c'est-à-dire ?
Nous voulons donner aux citoyens la possibilité de coconstruire la gestion de leur ville. La ville de Montauban est actuellement confisquée. Les citoyens n'ont plus leur mot à dire. Dans nos rencontres, on voit un décalage entre le débat politique et les affirmations politiques et ce que les gens ressentent clairement à leur niveau, au niveau de leur quartier. En gros, on ne demande jamais l'avis des gens.
"L'ancienne maire inéligible n'est pas l'amie des Montalbanais"
Quelle est l'urgence pour Montauban, selon vous ?
L'urgence, c'est de remettre de l'empathie au niveau de la gouvernance et de la relation que la municipalité a avec les citoyens. L'ancienne maire inéligible n'est pas l'amie des Montalbanais. On le voit bien. Il y a des décisions qui sont prises sans tenir compte de ce qui intéresse les habitants. Et ça nous gêne. Nous ferons en sorte, dans notre gouvernance, de véritablement inclure les compétences des administrés, y compris dans des quartiers extrêmement décriés parce que considérés comme peu intéressants. La population qui y est, vit souvent dans des situations très précaires, mais il y a une énergie, il y a une bonté d'esprit qui, malgré toutes les turpitudes de la vie, se décarcassent pour faire que la vie de tous les jours soit meilleure. Il y a de nombreux acteurs qui font des choses absolument formidables. On a en particulier le quartier de Monplaisir qui a beaucoup souffert et dans lequel il y a des énergies magnifiques mais qui sont souvent contrecarrées par le fait qu'on n'écoute pas les gens.
Vous insistez beaucoup sur les déplacements du quotidien, pourquoi ?
Je suis assez stupéfait qu'à Montauban, une des plus grandes villes de France en termes de surface, on ne donne pas envie aux gens de prendre les transports en commun. On a des gros bus qui circulent dans la ville quasiment vides, sauf peut-être à quelques heures phares, mais il n'y a personne dedans. En plus, on est dans une bastide, on a du mal à se croiser. Il y a des rues quand même qui sont très étroites, donc il faut changer tout ça. Les gens sont surtout intéressés par la fréquence de passage du bus. Si le bus passe fréquemment, ils auront envie de le prendre. On n'a pas besoin non plus d'avoir de très gros bus. Ils doivent être de beaucoup plus petite taille comme dans d'autres villes.
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"Ce qui m'anime, c'est de rendre service"
Aurez-vous les moyens de vos ambitions ?
Il va bien falloir à un moment donné faire l'addition de tous ces coûts. On constate une durée d'endettement sur le long terme. La méthodologie du financement a très souvent été faite de façon très solitaire. On a voulu s'arc-bouter pour ne pas interférer avec d'autres structures départementales et régionales pour des raisons idéologiques. Alors évidemment on se retrouve seul à payer, ce qui est complètement stupide. Certains projets, au lieu d'être faits de façon cohérente et de bonne qualité, sont faits au rabais. Je ne veux pas revenir sur le boulevard Urbain Ouest qui, certes, a coûté un argent fou et qui continuera à coûter. Oui, on en a absolument besoin mais il aurait pu être plus chic en intégrant beaucoup plus de mobilité s'il avait été coconstruit avec d'autres instances départementales et régionales.
Que ferez-vous avec l'arrivée prochaine de la Ligne à Grande Vitesse et la construction du futur hôpital ?
Cette zone territoriale associant le futur hôpital et la LGV va être un endroit sur lequel il va falloir s'intéresser sur la façon d'y accéder, donc la mobilité. Mais j'ai envie de dire, moi qui suis médecin, que l'hôpital n'est pas en soi l'affaire uniquement de la municipalité. C'est l'affaire de l'État. Et je pense qu'un cardiologue, maire de la ville, sera plus en état d'aider à ce que les médecins aient envie de venir à l'hôpital, car un hôpital sans médecin, c'est une coque vide. Et aujourd'hui, la démographie médicale est telle qu'on ne va pas pouvoir faire des miracles.
Qu'est-ce qui aujourd'hui vous anime dans cette aventure ?
Ce qui m'anime, c'est de rendre service. Je suis quelqu'un, et les gens le savent, qui aime aider les gens à avancer, qui a toujours fait les choses de façon désintéressée. Je n'ai aucune espèce d'ego ni de carriérisme. Moi, quand je soigne les gens, je les aime vraiment. Ce n'est pas quelque chose de flagorneur, c'est une vraie vérité. Et dans le cas particulier, je suis vraiment poussé par une équipe absolument formidable qui, justement parce qu'elle ne raisonne pas de façon dogmatique et partisane, n'a comme seule motivation le fait de rendre aux Montalbanais leur ville et de leur rendre justement la capacité de rendre service et de faire évoluer les choses.
📍"Nouveau Montauban" dispose d'un local de campagne au 4 rue Porte du Moustier.
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