Modifié : 6h18 par La rédaction avec AFP

Menaces contre le maire d'Alès : un jeune homme mis en examen à Paris

Un jeune homme a été mis en examen à Paris dans l'information judiciaire portant sur les menaces visant le maire d'Alès (Gard), exfiltré en juillet de son domicile par le Raid, a indiqué mardi un juge des libertés et de la détention.

Christophe Rivenq, maire sortant d'Alès
Christophe Rivenq, maire sortant d'Alès
Crédit : JO
L'homme, âgé de 20 ans, né dans le Gard, est poursuivi pour association de malfaiteurs criminelle en bande organisée, menaces de mort sur un élu ou encore détention d'armes, a indiqué un magistrat lors de l'audience qui s'est tenue mardi soir au tribunal judiciaire de Paris. Cette audience visait à décider du placement sous détention provisoire ou sous contrôle judiciaire du suspect. Le huis clos a été prononcé, le procureur s'opposant à la publicité des débats. "C'est une information judiciaire qui se met en mouvement, avec d'autres personnes qu'il est nécessaire d'interpeller", a justifié ce dernier.
 
Le suspect, premier à être mis en examen dans ce dossier sensible, a été écroué. Selon des sources proches du dossier, le mis en cause, boucher de profession, s'est spontanément présenté au commissariat "pour avouer avoir posté la lettre" destinée au maire d'Alès, Christophe Rivenq.
 
 

Premier suspect écroué, d'autres à venir ?

 
L'information judiciaire, suivie par le Parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco) porte sur plusieurs menaces contre l'édile LR d'Alès: une enveloppe reçue le 16 juillet contenant deux balles de calibre 9 mm, et des tags écrits sur la clôture de sa maison. Le procureur d'Alès avait précisé que les inscriptions étaient "signées DZ NG, donc DZ Mafia nouvelle génération" et "CVN pour Cévennes".
 
Une autre alerte avait abouti à son exfiltration de son domicile, en pleine nuit, le 20 juillet. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez évoquant alors la "menace d'une action violente". Dans la foulée, des personnes cagoulées se revendiquant de la DZ Mafia ont diffusé une vidéo sur les réseaux sociaux pour nier toute implication du groupe criminel.