Modifié : 9 juin 2026 à 20h14 par
Hélène Gosselin - Journaliste

Les rivières lozériennes scrutées à l'aide d'un ULM pour préserver la truite fario

L'objectif est de réaliser une cartographie thermique et de repérer les zones les plus dangereuses pour l'espèce reine des rivières lozériennes.

Le Tarn à la Malène
Le Tarn à la Malène
Crédit : Hélène Gosselin

Préserver la reine des rivières lozérienne, la truite fario, c'est l'objectif d'une étude qui va être menée cet été dans les gorges du Tarn. Particulièrement sensible, l'espèce pourrait être menacée par la hausse des températures des cours d'eau.

Valérie Prouha est directrice technique de la fédération de pêche de Lozère. Elle participe activement au suivi du projet, mené avec l'appui du bureau d'études Scimabio : "Cette étude permettra de localiser les zones chaudes et les zones froides de la rivière à partir d'une cartographie thermique qui va être réalisée par l'utilisation d'un ULM équipé de capteurs." L'engin survolera le Tarn et le Tarnon, sur une quarantaine de kilomètres. "Le survol du Tarn en ULM est limité à la portion entre Vébron et la Malène, avec l'accord du Parc national des Cévennes, pour préserver les espèces d'oiseaux protégées qui nichent dans les gorges", précise Valérie Prouha. L'opération se déroulera fin août, pour ne pas trop déranger les oiseaux juvéniles. L'opération est coordonnée par la Fédération de Lozère pour la pêche et la protection du milieu aquatique, mais aussi avec l'appui du Parc national des Cévennes, de l'Agence de l'eau Adour-Garonne, de la région Occitanie et de la Fédération nationale de la pêche en France. Son montant s'élève à 47000 € 

Quant aux résultats, qui devraient être connus à l'automne prochain, ils permettront de mener des actions, comme planter des ripisylves, ou gérer les atterrissements, c'est-à-dire les bans alluviaux qui sont en bordure du Tarn, pour faire descendre les températures de l'eau. "En cas de crise, nous saurons où sont les zones refuge pour la truite fario et nous pourrons adapter la pression piscicole", conclut la scientifique.