Modifié : 23h18 par
Hélène Gosselin - Journaliste

Passage à tabac d'un jeune Langonais. L'un des auteurs écope d'un an de prison avec sursis

La victime est un jeune homme de 22 ans souffrant d'un handicap psychique. Il a été pris à partie par un groupe de quatre jeunes un soir de bal.

Le tribunal de Mende (Lozère)
Le tribunal de Mende (Lozère)
Crédit : Hélène Gosselin / Totem

Un jeune homme de 22 ans a été roué de coups par un groupe de quatre jeunes, à Langogne (Lozère) dans la nuit du 26 avril dernier. Le tribunal de Mende jugeait, jeudi 3 septembre, l'un des auteurs pour la qualification de vol avec violence en réunion. 

"Un véritable déferlement de violence", "un acharnement"... C'est ainsi que les faits sont décrits par le président du tribunal de Mende. Cette nuit-là, il y a un bal à Langogne. Le prévenu, venu du Puy en Velay, arrive déjà alcoolisé à la fête avec ses amis, ils ont également consommé du cannabis. C'est en sortant du bal que tout va déraper. Les versions divergent, mais la victime, un jeune homme souffrant de handicap psychique, aurait été interpellée par le groupe de jeunes par ces mots... "Elles sont belles tes chaussures, et ta casquette, donne-moi ta casquette ou je te tape"... La seule jeune femme du groupe aurait couru après la victime et tout aurait dégénéré.

Le prévenu déclare avoir cru que le jeune homme avait frappé sa petite amie. La victime reçoit des gifles, est jetée à terre et rouée de coups de pieds dans le dos et à la tête, au point de perdre connaissance un moment. Le médecin diagnostique notamment une commotion cérébrale. Elle se réveille sans chaussures et torse nu. Son manteau contenant toutes ses affaires a disparu. Elles seront retrouvées chez une amie du prévenu chez qui il a dormi, mais il nie être l'auteur du vol. Devant le tribunal, l'accusé s'excuse et assure qu'il ignorait le handicap de la victime. "J'ai honte", dit-il à plusieurs reprises à la barre.

La procureure requiert 18 mois de prison avec sursis et l'interdiction d'entrer en contact avec la victime et de paraître à Langogne pendant 3 ans.

Le tribunal le condamne à un an de prison avec sursis probatoire de deux ans, une obligation de soins et de travail, une interdiction d'entrer en contact avec la victime pendant 3 ans, de porter une arme et le condamne également à verser une somme de 3000€ de dommages et intérêts à la victime. 

Quant aux trois autres prévenus, ils sont convoqués devant le délégué du procureur ou le juge pour enfants.