Modifié : 7h24 par Joëlle Mège avec FP

Hausse du gazole : l'inquiétude des autocaristes

Les entreprises de transport de voyageurs alertent sur la dégradation de leur situation financière. Face à la hausse du prix du gazole, la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV) privilégie la négociation avec les Régions plutôt que des actions de blocage.

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Crédit : Pxhere.com

À Saint-Flour (Cantal), l'ancien président national de la fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV), Michel Seyt, estime que certaines sociétés pourraient bientôt se retrouver dans une impasse. La flambée des prix du carburant pèse lourdement sur les entreprises de transport scolaire et de lignes régulières. Selon l'autocariste de Saint-Flour (Cantal), la situation est inédite.

"Je dois vous dire que c'est la première fois que nous avons des entreprises qui nous appellent au secours et qui pensent ne pas pouvoir continuer leurs activités si des solutions ne sont pas trouvées. Malheureusement, il va y avoir des dépôts de bilan", prévient-il.

La révision des contrats au cœur des revendications

La principale difficulté concerne les contrats conclus avec les autorités organisatrices des transports, en particulier les Régions. Plusieurs marchés publics prévoient une seule révision tarifaire par an, alors que l'évolution du prix du gazole peut être beaucoup plus rapide.

"C'est un peu la double peine pour nous", souligne Michel Seyt. "Les formules de révision de cette année ne reflètent pas du tout l'augmentation qui a eu lieu depuis le mois de février et mars."

Michel Seyt demande un alignement des pratiques sur l'ensemble du territoire. Certaines collectivités appliquent plusieurs révisions tarifaires au cours de l'année. D'autres n'en prévoient qu'une seule. Pour les transporteurs, des révisions plus fréquentes permettraient de mieux prendre en compte les variations du prix du gazole et de sécuriser l'activité des entreprises sans faire peser une charge supplémentaire trop importante sur les finances publiques.

Le secteur travaille aussi à son évolution. Des autocars électriques circulent déjà en France, même si leur déploiement reste encore limité.