Publié : 17h09 par
Johan Gesrel
Expo Nino Ferrer à Cahors : "il peignait comme il faisait de la musique"
Pour la première fois, les œuvres plastiques de Nino Ferrer sont présentées au public au musée Henri-Martin à Cahors (Lot). Cette exposition inédite, conçue avec ses fils, révèle une facette méconnue de l’artiste, à découvrir dès ce mercredi 6 mai 2026.
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Les fils de Nino Ferrer, Pierre et Arthur Ferrari devant la "Désabusion".
Crédit : Johan Gesrel
Pour le grand public, Nino Ferrer reste l’auteur du « Sud », de « La maison près de la fontaine », de « Mirza » ou encore du « Téléfon ». Mais l’artiste était aussi peintre, sculpteur et graveur. À partir de ce merrcredi 6 mai 2026, le musée Henri-Martin de Cahors (Lot) consacre une exposition inédite à cette part essentielle de son œuvre, réalisée en étroite collaboration avec ses fils.
Des toiles intimes au cœur de l’exposition
Huiles sur toile aux couleurs vives, compositions oniriques et références surréalistes : les œuvres exposées rappellent l’univers de Salvador Dalí. Certaines ont même servi de pochettes d’albums, dont « La désabusion », qui ouvre le parcours. Pierre Ferrari, décorateur et metteur en scène, fils de Nino Ferrer, explique : « Tous les murs étaient couverts des toiles de Nino partout, dans toutes les pièces. Le faire entrer au musée, c’est une forme de reconnaissance. Il peignait comme il faisait de la musique, tout était entremêlé. »
L’exposition montre comment la peinture a accompagné la vie artistique de Nino Ferrer, avant de devenir une activité à part entière plus tard.
Une immersion artistique et musicale
Au-delà des tableaux, le public découvre des objets personnels, des costumes de scène et une grande frise chronologique retraçant sa vie à La Taillade, sa maison du Quercy blanc, aux paysages rappelant la Toscane. Rachel Amalric, directrice du musée Henri-Martin, souligne : « Il y a un véritable aspect philosophique dans son travail, une vision profonde des interrogations sur le monde et son avenir. »
Arthur Ferrari, musicien et fils de l’artiste, a imaginé un parcours sonore discret : « Des ambiances, des voix a cappella extraites des multipistes, pour être avec l’artiste de façon très subtile. » Enfin, Marcus Ferrari, petit-fils de Nino Ferrer, confie avoir découvert d’autres facettes familiales en préparant l’exposition : « Ça peut paraître un peu anecdotique, mais ces anciennes femmes par exemple, je ne les connaissais pas du tout. Je ne connaissais que ma grand-mère. C'était drôle de découvrir ces gens qu'il a pu rencontrer, avec qui il a pu faire de la musique. »
Visible jusqu’au jeudi 31 décembre 2026, cette exposition s’inscrit dans « l’année Nino » portée par la ville de Cahors (Lot).
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