Publié : 20 janvier 2026 à 12h00 par JOELLE MEGE

Aurillac : Les surveillants pénitentiaires bloquent l'entrée de la prison pendant 3 h ce mardi 20 janvier

Ils dénoncent la surpopulation carcérale et leurs mauvaises conditions de travail

blocage prison aurillac
blocage prison aurillac
Crédit : JOELLE MEGE

 

   A l'appel du syndicat UFAP-UNSA  justice, ce mardi matin (20 janvier),  près d'une dizaine de surveillants pénitentiaires de la maison d’arrêt d’Aurillac (Cantal)  dénoncent la montée des violences et le manque de moyens face aux détenus souffrant de troubles psychiatriques.

Un mouvement solidaire

Cette mobilisation  fait suite à  deux agressions graves contre des surveillants : une tentative d’assassinat à Aix-Luynes et une attaque à Salon-de-Provence. Dans les deux cas, les surveillants ont été blessés par des détenus souffrant de troubles psychiatriques.
Les syndicats réclament la création de structures spécialisées et des effectifs supplémentaires pour faire face à ces profils dangereux.

Aurillac : surpopulation et manque d'effectifs

À Aurillac, la maison d’arrêt compte 68 places mais héberge plus de 100 détenus. Résultat : des matelas au sol et des cellules surchargées.
« Nous ne sommes pas psychiatres », rappelle Farid Debad, secrétaire local de l’UFAP UNSA Justice. Il demande la réaffectation des détenus présentant des troubles psychiatriques et la construction de structures adaptées.
Autre problème : le manque de personnel. Sur 24 postes prévus, seuls 19 sont pourvus, dont 5 agents en arrêt longue durée. « Nous avons besoin de renforts pour assurer la sécurité », insiste le représentant syndical.

Une mobilisation  bien suivie...

Ce matin,  près d'une dizaine de surveillants participent au blocage, malgré les contraintes familiales. Le mouvement est symbolique : les agents reprennent leur poste après 9 h.
« Nous n’avons pas le droit de grève, mais nous devons nous faire entendre », expliqueSébastien Nallet, il travaille à la maison d'arrêt d'Auriac depuis 10 ans.

 Le syndicat appelle à une prise de conscience nationale sur la crise carcérale et la psychiatrie abandonnée.